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Europe : Les bourses de paris, francfort, londres en hausse, milan baisse

Europe : les bourses de paris, francfort, londres en hausse, milan baisseEurope : les bourses de paris, francfort, londres en hausse, milan baisse

par Raoul Sachs et Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont clôturé mardi en ordre dispersé, Paris, Londres et Francfort rebondissant pour la deuxième séance consécutive tandis que les Bourses des pays de la zone euro, fragilisés par la crise de la dette, ont fini en baisse.

Des intervenants s'interrogent toutefois sur la solidité du rebond compte tenu de la faiblesse des volumes, des fortes craintes sur la croissance mondiale et des obstacles inattendus qui se dressent sur la voie d'une solution à la crise de la dette souveraine en zone euro.

L'indice CAC 40 a clôturé en hausse de 1,08% à 3.084,37 points mais sous son plus haut du jour (3.137,37) dans un volume de 2,8 milliards d'euros échangés sur NYSE Euronext Paris, soit moins de 90% du volume quotidien moyen des trois derniers mois.

Londres et Francfort ont pris 0,67% et 1,07%, mais les Bourses des pays fragiles de la zone euro ont décroché après les menaces finlandaises de ne pas aider la Grèce en l'absence de garanties.

Milan a perdu 1,04%, Madrid 0,17% et Athènes 3,15%. Les indices paneuropéens, EuroStoxx 50 et EuroFirst 300, ont gagné respectivement 0,76% et 0,77%.

Le Premier ministre finlandais, Jyrki Katainen, a jeté un pavé dans la mare en menaçant de ne pas participer au nouveau plan d'aide à la Grèce si celle-ci ne garantissait pas par des collatéraux les prêts que lui consentirait Helsinki.

Si les indices d'activité européens (PMI/Markit) d'août sont ressortis en ligne avec les attentes, ils ont confirmé toutefois le ralentissement économique en zone euro. Les chiffres de ventes de logements neufs aux Etats-Unis en juillet publiés dans l'après-midi n'ont pas amélioré l'horizon macroéconomique.

"La menace du Premier ministre finlandais de sortir du plan d'aide à la Grèce si celle-ci ne garantissait pas ses emprunts par des collatéraux explique le reflux des Bourses dans un contexte de grande morosité et de croissance plus que molle", dit un vendeur, qui souligne que les mouvements de marché se font dans des volumes faibles.

BAISSE DES TAUX DE LA BCE?

"Les enquêtes PMI/Markit suggèrent un net ralentissement de l'activité au troisième trimestre" en Europe, explique Philippe Waechter, directeur des études économiques chez Natixis Asset Management. "Au regard de la dynamique des commandes, il est peu probable que l'on assiste à un retournement rapide à la hausse de la croissance".

"Dès lors, que doit faire la BCE ? (...) On constate une divergence entre la trajectoire de l'indice d'activité et celle suivie par la politique monétaire", ajoute-t-il. "On ne doit pas exclure, en conséquence et si les perspectives restent médiocres, que la BCE réduise son taux d'intérêt au cours des prochains mois".

Les analystes de Saxo Banque estiment que "les marchés resteront prudents en attendant le discours du (président) de la Fed dans trois jours. Celui-ci devrait annoncer les mesures de la politique monétaire à venir".

Ben Bernanke doit prendre la parole vendredi à une conférence annuelle réunissant les banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming).

Du côté des valeurs, peu de composantes du CAC 40 ont fini dans le rouge, ArcelorMittal (-1,82%) ayant accusé la plus forte baisse de l'indice.

Le CAC a été porté par les cycliques, Air Liquide (+2,85%) a signé la plus forte hausse de l'indice. Alcatel-Lucent a gagné 2,18%, Schneider Electric 2,09%, Vinci 2,41%. Total a pris 1,15%, soutenu comme la veille par les événements en Libye.

Le rebond des actions s'est traduit par une très légère tension sur les rendements des emprunts d'Etats les mieux notés mais ceux-ci sont restés à des niveaux historiquement bas.

Ainsi, le taux du Bund allemand à 10 ans s'est tendu de moins d'un point de base à 2,13% après être tombé à 2% vendredi et celui de l'OAT française de même maturité de 1 pdb à 2,8% (2,76% vendredi).

Le baril de pétrole brut léger américain était en hausse de 2,16% à 86,24 dollars alors que le Brent s'adjuge 1,11% à 109,54 dollars.

Edité par Cyril Altmeyer

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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