Bourse > Actualités > Points de marchéffrfrfr > Europe : Les bourses d'europe creusent leurs pertes, conjoncture dégradée

Europe : Les bourses d'europe creusent leurs pertes, conjoncture dégradée

Europe : les bourses d'europe creusent leurs pertes, conjoncture dégradéeEurope : les bourses d'europe creusent leurs pertes, conjoncture dégradée

par Raoul Sachs

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes creusent leurs pertes jeudi, déprimées par le diagnostic morose de la Réserve fédérale sur l'économie américaine et l'annonce d'une nouvelle contraction d'activité en zone euro et en Chine.

La Fed, comme l'anticipaient les marchés, a décidé d'une "Opération Twist" visant à faire baisser les taux longs pour soutenir une économie chancelante.

Dans ce contexte défavorable aux actifs risqués, et "Twist" aidant, le rendement de l'emprunt d'Etat allemand (Bund) à 10 ans se détend de 10 points de base pour tomber à 1,67% - un nouveau plus bas record - et celui de l'OAT française de 7 pdb à 2,55%.

Et l'euro est passé sous 1,35 dollar, à son plus bas de sept mois, s'échangeant autour de 1,3475 contre 1,3584 mercredi soir.

Vers 11h30 l'indice CAC 40 perdait 4,42% à 2.806,07 points, dans un volume de moins de 800 millions d'euros.

Après l'annonce d'une troisième contraction consécutive de l'activité manufacturière chinoise, mesurée par l'indice PMI HSBC, la publication des indices PMI de la zone euro est venue noircir un tableau déjà sombre.

"Les chiffres des PMI aujourd'hui renforcent notre crainte que l'économie de la zone euro dans son ensemble se contracte au second semestre", estime Martin van Vilet, économiste chez ING Financial markets.

"Avec l'austérité budgétaire actuelle et des responsables politiques très en arrière de la main dans la résolution de la crise de la dette, nous ne pouvons pas exclure d'une récession en bonne et due forme", ajoute-t-il, en soulignant que les chiffres du jour vont accroître la pression sur la Banque centrale européenne pour qu'elle vienne au secours de la zone euro.

Aucune des valeurs du CAC 40 n'est dans le vert. Les trois pondérations les plus fortes de l'indice, Total (-3,54%), Sanofi (-2,79%) et LVMH (-5,97%) sont les principaux contributeurs à la baisse, signalant des mouvements plus directionnels que sectoriels.

Les banques françaises, plombées par une interminable crise de la dette en zone euro, restent sous pression. D'autre part, selon une source au Qatar, l'émirat discuterait d'une participation dans BNP Paribas.

BNP chute de 5,21%, Société générale, plus forte baisse du CAC 40, 8,8%, et Crédit agricole 5,79%.

"Si Qatar était la porte de sortie, l'action (BNP) aurait réagi positivement. Le fait est que la situation italienne empire (...) ce n'est pas deux milliards d'euros qui vont régler la question. Ce dont nous avons besoin c'est d'une solution à la crise de la dette européenne", souligne un analyste bancaire.

Les inquiétudes sur la conjoncture économique pénalisent des valeurs cycliques comme Vallourec (-6,71%) et Accor (-7,15%).

EADS plonge de plus de 7% alors que la presse évoque un effet domino sur les constructeurs aéronautiques des difficultés de refinancement en dollars des banques françaises.

"Ça fait baisser le titre. C'est le premier exemple fort des effets de la crise de liquidités en dollars des banques européennes sur l'économie réelle", estime David Thébault, responsable du trading quantitatif chez Global Equities.

Londres perd 4,0%, Francfort 4,19 et Milan 3,0%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 cède 4,0%.

Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...