Bourse > Actualités > Points de marché > Europe : Les bancaires pèsent sur la tendance des bourses européennes

Europe : Les bancaires pèsent sur la tendance des bourses européennes

Europe : les bancaires pèsent sur la tendance des bourses européennesEurope : les bancaires pèsent sur la tendance des bourses européennes

PARIS (Reuters) - Les valeurs bancaires pèsent sur la tendance des Bourses européennes mardi matin, affectées comme la veille par les inquiétudes liées aux tensions sur les taux des dettes souveraines en zone euro.

A 10h50, l'indice des banques en Europe perd 2,48%, plus forte baisse sectorielle en Europe, avec une baisse de 4,73% pour BNP Paribas, plus net recul du CAC 40 à Paris, contre 2,49% pour Crédit agricole et 3,41% pour Société générale.

Parallèlement, les écarts de rendement entre les obligations françaises, belges, néerlandaises et autrichiennes d'une part et le Bund de l'autre ont atteint des niveaux sans précédent depuis la création de l'euro.

"C'est la pure continuation de la journée d'hier. On teste la capacité de l'Europe à répondre aux attaques des marchés", commente Frédéric Rozier, gérant chez Meeschaert Gestion privée. "La question est de savoir à quels niveaux de taux la Banque centrale européenne va réagir."

Les marchés ont réduit leurs pertes après une adjudication du Trésor espagnol, qui a pourtant concédé un rendement supérieur à 5% pour émettre 3,16 milliards d'euros à 12 et 18 mois.

La perte de 10,6 milliards d'euros annoncée lundi par Unicredit au troisième trimestre est également citée parmi les éléments pouvant affecter le secteur bancaire en Bourse.

"Pour moi, c'est la continuation de la crise de la dette, avec un point d'interrogation à la suite de la mauvaise nouvelle d'Unicredit hier, qui pourrait susciter des interrogations pour les banques françaises notamment", estime Christophe Nijdam, analyste du secteur chez AlphaValue.

"Sinon, la situation en Europe n'a pas changé : tant que le 'bazooka'(à savoir l'augmentation de la puissance de feu du Fonds européen de stabilité financière) n'aura pas été mis en place pour des achats sur le marché secondaire, les banques vont continuer à vendre logiquement la dette des Etats européens", dit-il.

Juliette Rouillon, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI