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Europe : Le marché français de la beauté a bien résisté en 2011

Europe : le marché français de la beauté a bien résisté en 2011Europe : le marché français de la beauté a bien résisté en 2011

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Le marché de la beauté a bien résisté à la dégradation de la consommation dans l'Hexagone et signé une progression de 3% l'an dernier grâce au dynamisme du parfum et du maquillage.

Les ventes de parfums, crèmes de soins, rouges à lèvres et autres mascaras ont totalisé 2,86 milliards d'euros l'an dernier, contre 2,77 milliards un an plus tôt, où elles avaient augmenté de 2%, selon les chiffres publiés mardi par l'institut NPD.

Le marché français fait mieux que l'espagnol, qui recule de 1% à 1,0 milliard d'euros et que l'italien qui progresse de 1% à 1,8 milliard. Il fait cependant nettement moins bien que le marché britannique, qui signe une hausse de 9% à 1,7 milliard de livres (2,05 milliards d'euros).

Cet écart semble s'expliquer par les spécificités de la distribution en Grande-Bretagne, où les produits sont surtout vendus dans des grands magasins qui profitent d'un trafic plus important que dans les chaînes de parfumerie et où la beauté est largement "scénarisée", avec de multiples animations autour de maquilleurs professionnels.

En France, la hausse du marché s'explique essentiellement par un effet prix. Les ventes ont stagné en volume, tandis que le chiffre d'affaires a progressé grâce à une hausse de 2,8% du prix moyen payé par les clients.

Alors que la consommation française est en berne, le marché de la beauté "de prestige", qui recouvre les produits vendus dans les chaînes spécialisées, a donc fait preuve de résistance.

"Le marché français s'en sort plutôt bien, grâce au poids du parfum et à l'attractivité des nouveautés en maquillage", commente Mathilde Puszka, analyste du marché de la beauté chez NPD Europe.

LE PARFUM TOUJOURS EN TÊTE

Le parfum, qui pèse pour les deux tiers du marché cosmétique hexagonal, a en effet vu son chiffre d'affaires progresser de 4% l'an dernier, grâce surtout à de très bonnes ventes de Noël (+8%), période décisive qui compte pour environ 20% du chiffre d'affaires annuel du secteur.

"La croissance est surtout venue des lignes existantes, pour les féminins comme les masculins", a précisé Mathilde Puszka.

Le trio de tête des jus féminins les plus vendus en France reste le même, avec J'Adore de Dior (groupe LVMH), Numéro 5 de Chanel et Angel de Thierry Mugler (fabriqué sous licence par Clarins). Dior revendique la première place du podium et à l'occasion des résultats annuels de LVMH, son PDG Bernard Arnault, a affirmé que J'Adore était même "loin devant".

La résistance du marché du parfum résulte aussi d'importants efforts déployés par les chaînes de parfumerie - Sephora (groupe LVMH), leader de la distribution spécialisée en France, Marionnaud ou Nocibé - qui multiplient les programmes de fidélité et les promotions de façon à soutenir le trafic dans les magasins.

Le maquillage (15% du marché), qui offre des produits à des prix plus abordables, tire aussi son épingle du jeu, comme en 2010, avec une progression des ventes de 4%.

"Les produits permettent de se faire plaisir à des prix accessibles", commente Mathilde Puszka.

Comme l'an dernier, ce sont encore les produits "couleur" très associés aux tendances de la mode et aux collections saisonnières, comme les vernis (+20%) et les rouges à lèvres (+14%), qui ont dynamisé les ventes.

LES CRÈMES DE SOIN À LA TRAÎNE

A l'inverse, le segment des crèmes de soins (19% du marché), très concurrentiel, a reculé de 1% l'an dernier.

"Il reste difficile car concurrencé par la grande distribution, les parapharmacies et les marques alternatives vendues en exclusivité dans les chaînes elles-mêmes", précise l'analyste de NPD.

Sur ce marché, où Clarins revendique la première place, les crèmes anti-âge (+1,6%) s'en sortent mieux grâce aux sérums, dont les ventes grimpent de 16%.

Les sérums anti-âge constituent en effet, malgré un prix moyen élevé (environ 100 euros), une niche de croissance forte pour des groupes comme Estée Lauder, Lancôme (groupe L'Oréal), Dior, Sisley ou Chanel, qui multiplient les promesses d'innovation et de recherche.

L'institut NPD revendique la couverture d'environ 95% du marché hexagonal des cosmétiques et des parfums. Il ne couvre pas les parfumeries indépendantes non informatisées ou les réseaux détenus en propre par certaines marques comme Guerlain (groupe LVMH).

Edité par Cyril Altmeyer

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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