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Europe : La suède et l'irlande prudentes sur l'accord budgétaire européen

Europe : la suède et l'irlande prudentes sur l'accord budgétaire européenEurope : la suède et l'irlande prudentes sur l'accord budgétaire européen

STOCKHOLM/DUBLIN (Reuters) - La Suède ne rejoindra pas le pacte européen de discipline budgétaire si cela implique d'adopter les règles plus strictes décidées lors du sommet européen de la semaine dernière, a annoncé samedi le Premier ministre Fredrik Reinfeldt.

Le gouvernement irlandais a de son côté estimé qu'il lui faudrait bénéficier d'une importante remise sur les intérêts de sa dette avant de pouvoir organiser un référendum sur les nouvelles règles budgétaires.

Dans un entretien à la radio publique Sveriges Radio, Reinfeldt a souligné que le pacte n'était pas encore finalisé et qu'il était donc encore trop tôt pour déterminer si la Suède s'y rallierait ou pas.

Le chef du gouvernement suédois a assuré vouloir une coopération plus étroite avec les 17 pays de la zone euro. Seul le Royaume-Uni a refusé de signer l'accord européen.

"Mon intention est plutôt de me rapprocher que de m'éloigner de cet approfondissement entrepris par les Dix-Sept, mais je ne compte pas accepter un impact juridique sur la Suède", a déclaré Reinfeldt.

Il a ajouté avoir parlé aux dirigeants britanniques à ce sujet, mais aussi à ceux d'autres pays européens n'utilisant pas l'euro, comme la République tchèque, la Hongrie, le Danemark et la Pologne.

Selon Reinfeldt, il devrait être possible de conclure un accord par lequel la Suède et les autres pays hors-euro participeraient au pacte budgétaire, sans pour autant s'astreindre aux règles plus strictes, qui seraient réservées aux Dix-Sept.

Au sein de la zone euro, l'Irlande avait quant à elle annoncé qu'elle attendrait de connaître la version finale de l'accord européen avant de décider si elle doit organiser un référendum pour le ratifier.

Le vice-ministre des Finances Brian Hayes a estimé qu'un tel référendum n'aurait aucune chance d'être organisé si Dublin n'obtenait pas en échange une réduction des intérêts de sa dette.

"L'idée que nous puissions avoir un référendum sans cet accord, sans une réorganisation substantielle de notre dette, ne tient pas", a-t-il déclaré, selon le journal Sunday Business Post.

"Il nous faudrait avoir des garanties à ce sujet avant de soumettre la question au peuple, et cela commence à être compris au niveau européen. Cela consolide notre position", a-t-il ajouté.

Daniel Dickson à Stockholm et Carmel Crimmins à Dublin, Gregory Schwartz pour le service français, édité par Jean Décotte

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