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Europe : L'eurogroupe parlera grèce, italie et fesf, sans trancher

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par Julien Toyer

BRUXELLES (Reuters) - La situation politique et budgétaire de la Grèce, au lendemain de l'accord sur la formation d'un gouvernement d'union nationale à Athènes, accaparera à nouveau les discussions des ministres des Finances de la zone euro lundi soir à Bruxelles, où le cas italien et la réforme du fonds de soutien à l'euro doivent également être abordés.

Aucune décision concrète n'est cependant attendue sur ces trois dossiers avant une nouvelle réunion de l'Eurogroupe et du conseil Ecofin les 29 et 30 novembre, ont indiqué plusieurs sources européennes de haut rang.

Ces sources ont toutefois souligné que le paiement de la tranche d'aide de huit milliards d'euros dont la Grèce a besoin d'ici mi-décembre afin de ne pas faire défaut sur sa dette pourrait intervenir avant cette date, dès que les négociations sur le gouvernement intérimaire grec seront terminées.

"Les ministres voudront connaître avec une certaine clarté quelles sont les perspectives politiques en Grèce avant de mettre en oeuvre la décision, qui a déjà été prise, de verser cette tranche d'aide", a expliqué lundi une source de haut rang participant à la préparation de la réunion.

"Il y a désormais beaucoup de prudence vis-à-vis des événements en Grèce", a précisé cette source, avant d'ajouter que le Fonds monétaire international maintiendrait lui aussi une ligne exigeante vis-à-vis d'Athènes.

La même double vigilance UE-FMI est désormais également à l'oeuvre en Italie, qui souffre d'un fort déficit de confiance vis-à-vis des investisseurs et a dû se résoudre la semaine dernière à demander à ce que des inspecteurs de la Commission et du FMI surveillent la bonne mise en oeuvre des réformes.

ITALIE

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, d'ordinaire prudent, a d'ailleurs indiqué lundi que la situation italienne serait amplement discutée à l'Eurogroupe.

Il a dit attendre des clarifications de la part des autorités italiennes sur la mise en oeuvre du programme de réformes annoncé depuis septembre.

"J'ai demandé des informations complémentaires au gouvernement italien sur les mesures de consolidation fiscale et les réformes structurelles. Des équipes de la Commission seront en mission cette semaine à Rome", a-t-il dit.

"Il est désormais essentiel que l'Italie remplisse ses objectifs budgétaires et s'assure de la mise en oeuvre des réformes structurelles afin de soutenir la croissance et la création d'emploi", a-t-il ajouté.

Ces discussions ainsi que la situation sur les marchés restent cependant suspendues à une éventuelle démission de Silvio Berlusconi, évoquée lundi matin par des journalistes proches du pouvoir. L'intéressé a démenti ces rumeurs sur sa page Facebook.(voir et )

La prime de risque sur les titres italiens à 10 ans a atteint lundi matin un nouveau record à 491 points de base vis-à-vis du Bund de même échéance, avant de revenir à 488 pdb alors que des traders indiquaient que la Banque centrale européenne (BCE), désormais présidée par l'Italien Mario Draghi, achetait des volumes limités d'obligations italiennes à trois et 10 ans.

FONDS DE STABILITÉ

Enfin, les ministres chercheront à accélérer l'application des décisions prises lors du double sommet européen et de la zone euro du 26 octobre : plan de recapitalisation des banques, nouveau plan grec et, surtout, recours à l'effet de levier pour porter les capacités du Fonds européen de stabilité financière (FESF) à au moins 1.000 milliards d'euros.

Cette dernière question a été largement abordée jeudi et vendredi au sommet du G20 de Cannes, dans la mesure où le FMI pourrait prêter un soutien administratif et technique, mais sans résultats concrets.

A Bruxelles, François Baroin a appelé ses homologues de la zone euro à redoubler d'efforts.

"Il faut qu'on aille vite, il faut qu'on aille de manière méthodique et il faut qu'on aille de manière déterminée. Je souhaite vraiment que le calendrier soit le plus rapide possible, le plus opérationnel", a dit le ministre français de l'Economie et des Finances.

Selon plusieurs sources européennes de haut rang, Olli Rehn doit faire lundi une série de propositions, avec pour objectif de parvenir à une solution techniquement viable et politiquement acceptable d'ici la fin novembre.

Des avocats de la Commission ont travaillé sur le dossier tout le week-end et une période de consultation de deux semaines doit être ouverte lundi, visant à ce que des arbitrages soient rendus mi-novembre en vue d'une finalisation des textes légaux d'ici la fin du mois.

Selon ce schéma, les investisseurs dans les titres souverains de la zone euro pourraient se voir offrir des garanties sur les premières pertes par le FESF dès décembre.

L'une des options qui recueille le plus de suffrages pour permettre cet effet de levier serait d'utiliser les Droits de tirage spéciaux (DTS) des Européens au FMI.

Mais la Bundesbank est opposée à une mise en commun de ces DTS ou à leur augmentation que ce soit pour accroître les capacités du FESF directement ou indirectement, par exemple en garantissant des fonds qui seraient investis par la Chine, la Russie ou le Brésil dans un véhicule spécial ou sur un compte administré par le FMI.

Edité par Marc Angrand

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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