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Europe : L'ecofin patine sur la grèce, à dix jours d'un sommet clé

Europe : l'ecofin patine sur la grèce, à dix jours d'un sommet cléEurope : l'ecofin patine sur la grèce, à dix jours d'un sommet clé

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro et de l'Union européenne ne sont pas parvenus mardi à résoudre leurs divergences sur l'implication du secteur privé dans un deuxième plan de soutien à la Grèce, à dix jours d'un sommet européen décisif.

De nouvelles réunions de l'Eurogroupe et du conseil Ecofin auront lieu lundi prochain à Luxembourg afin de parvenir à un accord final les 23 et 24 juin lors du Conseil européen.

Elles devront également permettre de finaliser les négociations sur ce dossier ainsi que sur les détails de la création d'un mécanisme permanent de stabilité financière, sur le réhaussement des capacités du mécanisme temporaire créé en mai 2010 et sur la réforme du Pacte de stabilité.

La réunion de mardi devait notamment permettre de faire un tour de table politique sur l'idée de l'Allemagne d'offrir aux créanciers privés la possibilité d'échanger leurs obligations grecques actuelles contre de nouvelles, dont la maturité serait allongée de sept ans.

Mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble a concédé à l'issue de la réunion qu'aucun progrès n'avait été enregistré. "Il n'y a pas eu de résultats", a-t-il dit.

Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a déclaré que les discussions se poursuivraient lors d'un dîner dès dimanche soir à Luxembourg.

DÉBAT SUR LE SECTEUR PRIVÉ

Une majorité de pays européens, ainsi que la Banque centrale européenne, sont contre l'idée allemande d'un "swap" entre obligations existantes et de nouvelles.

Ils font valoir qu'il s'agirait d'un "événement" de crédit dont les conséquences pourraient être incalculables pour la zone monétaire unique.

Berlin, appuyé par la Finlande et les Pays-Bas, estime de son côté que ce plan déclencherait sans doute de nouvelles dégradations de la note de la dette souveraine grecque mais qu'il ne s'agirait pas d'un "défaut" au sens strict.

La Commission européenne travaille à une solution répliquant l'"initiative de Vienne" qui avait vu au début de la crise les banques et autres créanciers privés maintenir de manière volontaire leur exposition aux pays d'Europe de l'Est afin de les aider à traverser les turbulences.

Plusieurs banques françaises et allemandes ont d'ailleurs dit récemment soutenir une telle initiative si elle était appuyée par une large base d'investisseurs.

Selon plusieurs sources proches des négociations, il s'agirait d'obtenir des créanciers privés un engagement sur une somme totale d'environ 30 milliards d'euros, qui s'ajouterait à 30 milliards d'euros tirés du programme de privatisations annoncé en janvier et à 60 milliards d'euros de nouveaux prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Ce nouveau plan d'aide de 120 milliards d'euros complèterait les 45 milliards d'euros qui doivent encore être déboursés dans le cadre du premier plan de soutien de 110 milliards d'euros agréé en mai 2010.

Julien Toyer, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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