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Europe : Il faut d'autres mesures pour mettre fin à la crise, selon pimco

Europe : il faut d'autres mesures pour mettre fin à la crise, selon pimcoEurope : il faut d'autres mesures pour mettre fin à la crise, selon pimco

PARIS (Reuters) - L'accord européen trouvé jeudi est important mais doit être suivi d'autres mesures pour mettre fin à la crise de la zone euro, a déclaré le directeur général de Pimco, premier gestionnaire mondial de fonds obligataires.

Selon Mohamed El-Erian, l'accord prouve la détermination des Européens à résoudre non seulement les problèmes de liquidité mais aussi de solvabilité et à prendre des mesures d'ensemble comme la décote de 50% "plus réaliste" sur les titres grecs, l'augmentation de la force du FESF pour protéger des pays comme l'Italie, et la hausse des fonds propres des banques à 9%.

Interrogé sur le risque d'effondrement de l'euro, il a répondu lors d'une conférence de presse : "Le risque a été réduit mais pas éliminé."

"L'accord trouvé tôt ce matin était très important et crucial mais il doit être suivi de nombreuses autres mesures pour sortir l'Europe de la crise", a dit Mohamed El-Erian. "Le travail des autorités n'est pas terminé."

"D'abord, ces accords de principe doivent être traduits en mesures détaillées, et tous ceux qui observent l'Europe seront probablement d'accord pour dire que la mise en oeuvre est tout aussi difficile que l'élaboration, sinon plus difficile", a-t-il ajouté.

Parmi les questions qui doivent être résolues : comment la décote de 50% sera imposée aux investisseurs privés, quel rôle auront la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, comment le levier sur le FESF sera-t-il appliqué, et d'où viendra le capital supplémentaire pour les banques.?

D'autre part, a poursuivi Mohamed El-Erian, "il y a deux très grands sujets qui n'ont pas été réglés hier mais qui devront l'être dans les prochains mois pour stabiliser la crise de la dette".

"Premièrement : des pas concrets pour soutenir la croissance et l'emploi dans la zone euro (...) Deuxièmement, la zone euro doit traduire en avancées concrètes soit un mouvement vers une plus grande union politique et budgétaire soit une autre forme pour la zone euro".

Interrogé sur les achats de dettes de certains pays européens par la BCE, il a estimé qu'il ne fallait pas que la banque centrale y mette fin avant que le FESF soit capable de prendre le relai, ce qui prendra du temps.

Jean-Baptiste Vey, édité par Matthias Blamont

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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