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Europe : Grèce et stress tests diviseront l'eurogroupe

Europe : grèce et stress tests diviseront l'eurogroupeEurope : grèce et stress tests diviseront l'eurogroupe

par Julien Toyer

BRUXELLES (Reuters) - Les divisions européennes sur la participation du secteur privé à un second plan d'aide à la Grèce devraient dominer les réunions des ministres des Finances de la zone euro et des Vingt-Sept lundi et mardi.

Si aucune décision n'est attendue sur le dossier grec à Bruxelles, les ministres doivent en revanche s'entendre sur le cadre commun qui sera mis en place pour accompagner la publication des résultats des stress tests bancaires le 15 juillet, exercice qu'ils abordent à nouveau en ordre dispersé.

"Sur la participation du secteur privé, les travaux sont en cours, sur la base des conclusions du dernier sommet européen - à savoir participation volontaire et pas d'événement de crédit - mais je ne vois pas d'éléments conclusifs dès lundi", a expliqué une source proche de la préparation de ces réunions.

Cette source a précisé que l'option principale étudiée restait celle proposée par les banques françaises d'un "rollover" de la dette grecque arrivant à maturité d'ici 2014.

Mais l'Allemagne a remis sur la table cette semaine sa propositions d'un "échange" d'obligations grecques et, vendredi dernier, l'Institut de la finance internationale (Ifi) avait proposé que la Grèce procède à des rachats d'obligations, plaçant à nouveau les Européens devant une page blanche.

"Nous ne sommes pas tout à fait pas revenus au kilomètre zéro, mais on n'en est pas loin", reconnaît une source de haut rang au sein de la zone euro.

L'enveloppe financière de 30 milliards d'euros qu'escomptaient initialement recueillir les autorités de la zone euro auprès des banques et des compagnies d'assurance est elle aussi remise en question.

De source diplomatique, on indique que celle-ci pourrait finalement chuter à 15 milliards d'euros sur les 110 milliards estimés du second plan grec, dont environ trois milliards chacun pour les établissements allemands et français.

"Obtenir 15 milliards sur 110, c'est déjà pas si mal. C'est même déjà beaucoup", insiste l'une des sources en écho aux déclarations du président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, qui avait invité jeudi les responsables politiques de la zone euro à ne pas faire de cette participation privée une pièce centrale du nouveau plan grec.

STRESS TESTS

Un nouveau plan grec n'est pas attendu avant début septembre et les Européens se sont donné l'été pour régler le dossier qui est également intimement lié aux résultats des stress tests bancaires qui seront publiés vendredi prochain.

Les banques devront prouver qu'elles peuvent conserver un ratio de fonds propres dur ("core tier 1") d'au moins 5% pour réussir un ensemble de tests mettant en scène divers chocs financiers théoriques et les résultats mettront aussi en évidence les expositions au crédit et à la dette souveraine.

De leur côté, les Etats membres de l'UE se tiendront prêts à recapitaliser les banques ayant échoué dans le cas où elles ne parviendraient pas à lever des capitaux privés d'ici la fin de l'année.

Les établissements ayant frôlé l'échec seront quant à eux placés sur une liste de surveillance particulière dans le cas où leur situation continuerait à se détériorer et elles auront jusqu'à fin 2012 pour relever la barre.

A quelques jours de la publication des résultats, les Vingt-Sept ne parviennent cependant toujours pas à se mettre d'accord sur l'ensemble des critères qui seront retenus.

Les autorités espagnoles réclament par exemple que les provisions qu'elles passent pour prévenir un éventuel retournement de cycle soient prises en compte, ce qui n'est toujours pas le cas.

Cet élément pourrait largement influer sur les résultats de certains établissements ibériques et au-delà sur la bonne santé du secteur financier espagnol alors que le processus de restructuration des caisses d'épargne nationales doit passer un test clé le 20 juillet avec deux introductions en Bourse regroupant plusieurs d'entre elles.

Comme lors des précédentes séries de tests, les Européens ont également commencé à communiquer en ordre dispersé sur les bons résultats de leurs banques nationales.

Vendredi, le futur président de la BCE et actuel président de la Banque d'Italie Mario Draghi a défendu la bonne santé du secteur bancaire italien qui, a- t-il dit, passera les tests avec une marge significative.

Plusieurs sources allemandes ont par ailleurs souligné qu'aucune banque germanique ne devrait échouer aux tests même si plusieurs d'entre elles franchiront la barre des 5% de justesse.

Julien Toyer, avec Luke Baker, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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