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Europe : Fin positive de la mission d'inspection ue/bce/fmi en grèce

Europe : fin positive de la mission d'inspection ue/bce/fmi en grèceEurope : fin positive de la mission d'inspection ue/bce/fmi en grèce

par Lefteris Papadimas et Ben Deighton

ATHENES (Reuters) - La Grèce a fait état vendredi d'une fin de mission positive pour les inspecteurs de l'Union européenne, de la BCE et du FMI qui ont examiné ses finances alors que le Premier ministre présentait à Luxembourg des mesures d'austérité renforcées.

Sur les marchés, les rendements des obligations d'Etat grecques et le coût d'assurance de la dette grecque contre un défaut ont nettement reculé après les informations obtenues par Reuters jeudi selon lesquelles les responsables de la zone euro s'étaient mis d'accord sur le principe d'un nouveau programme de sauvetage avec des financements supplémentaires.

A la Bourse d'Athènes, les banques grecques gagnaient près de 9%.

La perspective d'un second sauvetage de la Grèce a calmé les marchés qui craignaient un défaut, mais le bref communiqué du ministère des Finances concernant la fin de mission ne fait mention d'aucun accord sur une nouvelle aide.

"Les discussions entre le gouvernement grec et les représentants de la CE (Commission européenne), de la BCE (Banque centrale européenne) et du FMI (Fonds monétaire international) se sont conclues aujourd'hui positivement", lit-on dans le communiqué.

Les inspecteurs doivent émettre vendredi dans la journée leur propre verdict sur la mise en oeuvre par la Grèce du plan de sauvetage de 110 milliards d'euros décidé en mai 2010 par l'Union européenne et le FMI.

Parallèlement à la déclaration grecque, le Premier ministre George Papandréou a rencontré à Luxembourg Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, pour lui présenter un plan d'austérité pour les finances publiques à moyen terme.

La Grèce est prête à créer un fonds pour les privatisations, a déclaré Jean-Claude Juncker à l'issue des discussions.

Le plan prévoit aussi une réduction encore plus drastique des dépenses, des mesures pour accroître les recettes de l'Etat et une accélération des cessions d'actifs. L'idée est de convaincre l'Union européenne et le FMI d'accorder des prêts d'urgence au pays pour une période plus longue.

Athènes n'a pas pu totalement respecter le programme de sauvetage de mai dernier en raison d'une baisse de ses recettes compte tenu de la récession qui s'est installée dans le pays et d'une évasion fiscale endémique.

Le communiqué du ministère des Finances précise que le gouvernement a réaffirmé son engagement à tenir le programme par ses décisions prises ces dernières semaines et qu'il mettrait au point de nouvelles mesures dans les jours à venir pour les présenter au parlement après approbation en conseil des ministres.

L'idée d'un nouveau programme d'austérité a suscité une forte opposition des syndicats et des jeunes ainsi que de certains membres du Pasok, le Parti socialiste au pouvoir de George Papandréou.

Des manifestants ont déployé une immense banderole sur le bâtiment du ministère des Finances pour protester contre une politique, qui, disent-ils, "transforme les travailleurs en esclaves modernes".

Avec Georges Georgiopoulos et Ingrid Melander, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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