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Europe : Début en juillet des négociations UE-USA sur le commerce

Europe : Début en juillet des négociations UE-USA sur le commerceEurope : Début en juillet des négociations UE-USA sur le commerce

ENNISKILLEN, Irlande du Nord (Reuters) - La première session de négociations sur un accord de libre échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis se tiendra à Washington au mois de juillet, a annoncé lundi le président américain, Barack Obama.

On s'attend à ce que ces discussions, destinées à doper la croissance de part et d'autre de l'Atlantique en facilitant le commerce entre les Etats-Unis et l'Europe, durent au moins un an et demi.

"C'est une occasion qui ne revient qu'une seule fois par génération et nous sommes bien décidés à la saisir", a déclaré le Premier ministre britannique, David Cameron, annonçant officiellement le lancement de ces discussions avec à ses côtés Barack Obama et les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, José Manuel Barroso et Hermann van Rompuy.

Ces dirigeants étaient réunis à Enniskillen, en Irlande du Nord, où s'ouvre pour deux jours le sommet des pays du G8.

Le volume du commerce entre Europe et Etats-Unis représente près de trois milliards de dollars par jour. Ensemble, l'Union européenne et les Etats-Unis pèsent pour près de la moitié de la production économique au monde et pour près d'un tiers du commerce de la planète.

Faire tomber les dernières barrières commerciales pourrait relancer l'économie des deux côtés de l'Atlantique.

BARROSO MINIMISE LA PORTEE DE SES PROPOS

La France a menacé de bloquer l'ouverture des négociations et, à sa demande, les 26 autres pays de l'UE ont accepté vendredi d'exclure la culture des discussions sur l'accord de libre-échange.

Mais dans une interview publiée lundi par l'International Herald Tribune, José Manuel Barroso a estimé que cette demande française "s'inscrit dans le cadre d'une vision antimondialisation que je considère comme complètement réactionnaire".

"Certains se disent de gauche mais en réalité, ils sont culturellement extrêmement réactionnaires", a-t-il ajouté sans toutefois explicitement viser le gouvernement français.

José Manuel Barroso a ensuite minimisé la portée de ses propos après de nombreuses protestations. "La Commission européenne n'a jamais proposé l'idée de remettre en question la diversité culturelle", a-t-il dit à son arrivée au G8 en Irlande du Nord.

Interrogé lui aussi à son arrivée au G8, François Hollande n'a pas souhaité alimenter la polémique.

"Je ne veux pas croire que le président de la Commission européenne ait pu tenir des propos sur la France qui seraient ainsi formulés", a déclaré le président français.

"L'exception culturelle, c'est un principe qui a toujours été évoqué et à chaque fois écarté des négociations commerciales", a ajouté le chef de l'Etat, pour qui ses partenaires européens ont accepté le principe d'écarter l'industrie audiovisuelle des négociations.

"Ce que je demande au président Barroso c'est maintenant de mettre en oeuvre le mandat qui a été décidé par les négociateurs au niveau des gouvernements", a-t-il poursuivi.

Pool G8, Bertrand Boucey, Julien Ponthus et Eric Faye pour le service français

Copyright © 2013 Thomson Reuters

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