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Marché : Craintes sur l'issue du sommet européen, les bourses s'affolent

Craintes sur l'issue du sommet européen, les bourses s'affolentCraintes sur l'issue du sommet européen, les bourses s'affolent

(Tradingsat.com) - Les rumeurs d'un report du sommet européen prévu initialement dimanche et crucial aux yeux des investisseurs pour résoudre la crise de la dette en zone euro ont fait plonger les Bourses. A Paris, l'indice CAC 40 termine en repli de 2,32% à 3 084 points.

Au vu de "négociations qui achoppent" sur le FESF, Berlin n'exclut plus un report de cette réunion capitale pour l'avenir de la zone euro, écrit jeudi le quotidien Les Echos qui cite le journal Die Welt sur son site internet, "sur la foi de sources non identifiées proches du gouvernement et des partis de la coalition".

Selon le quotidien économique Financial Times Deutschland, la chancelière Angela Merkel aurait parlé d'un report du sommet avec le président français Nicolas Sarkozy mercredi soir, lors de la visite inopinée de ce dernier à Francfort.

Les négociations continueraient à bloquer sur le renforcement de la dotation du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Des sources bancaires et de l'Union Européenne citée par l'agence Reuters estimeraient par ailleurs que la recapitalisation des banques de l'Union européenne nécessiterait 90 à 100 milliards d'euros.

Auparavant, le Financial Times avait évoqué un besoin en fonds propres compris entre 70 milliards d'euros et 90 milliards d'euros pour le secteur, sur la base d'un ratio Core Tier One 1 de 9%.

"Ce montant est très inférieur aux 200 milliards d'euros estimés par le FMI. Contrairement au FMI, il semble que l'EBA ait pris en compte la valeur de la totalité des dettes souveraines, y compris peut-être hors zone Euro. Cela pourrait avoir substantiellement minoré les estimations", commentent les analystes d'Oddo Securities.

Sérieuses ou infondées, ces informations ont eu un effet dévastateur sur le secteur bancaire. A Paris, Société Générale a chuté de 7,6%, Crédit Agricole de 6,7% et BNP Paribas de 5,8%.

Sanctionné sur des perspectives décevantes, Schneider a plongé de 7,6%. Le fabricant d'équipements de distribution électrique basse et moyenne tension a abaissé sa prévision de marge EBITA pour 2011 autour de 14% (avant coûts d'acquisition et d'intégration et impact de consolidation des acquisitions annoncées en 2011), contre 15% auparavant.

Le titre STMicroelectronics a lui aussi clôturé dans le rouge malgré les bons résultats de Nokia qui a annoncé un troisième trimestre bénéficiaire, à la plus grande surprise des analystes.

Parmi les rares hausses du jour, citons Pernod Ricard dont la publication supérieure aux attentes a fait bondir le titre de 2,2%.

Alcatel-Lucent a également échappé à la morosité des marchés en signant un gain de 0,2% à 1,96 euro dans le sillage d'Ericsson qui a publié des ventes en progression de 17% au troisième trimestre, grâce à une demande toujours soutenue dans les réseaux mobiles. Le résultat opérationnel hors joint venture a augmenté de 2% mais la marge d'Ebita s'est légèrement contractée à 13,4% contre 15,8% un an auparavant.

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