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Marché : Christine lagarde met en garde contre une "décennie perdue"

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par Kevin Yao et Zhou Xin

PÉKIN (Reuters) - La crise européenne de la dette risque de plonger l'économie mondiale dans une "décennie perdue", a averti mercredi la directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, avant d'appeler les pays riches à restaurer la croissance et la confiance.

Les projets européens destinés à renforcer les efforts de sauvetage de la Grèce représentent un "pas dans la bonne direction", a-t-elle estimé lors d'un forum financier à Pékin, soulignant toutefois que l'économie mondiale était entrée dans une phase dangereuse et incertaine.

"Il y a sans aucun doute des nuages à l'horizon. Des nuages à l'horizon en particulier sur les économies avancées, et notamment l'Union européenne et les Etats-Unis", a déclaré Christine Lagarde.

"Nous avons le sentiment que si nous n'agissons pas avec audace et si nous n'agissons pas ensemble, l'économie du monde entier court le risque d'une spirale d'incertitude, d'instabilité financière et d'un effondrement potentiel de la demande mondiale. (...) Nous pourrions courir le risque de ce que certains commentateurs appellent déjà la décennie perdue."

L'expression "décennie perdue" fait écho à la conjonction d'une déflation persistante, d'un gonflement de l'endettement et de l'impuissance économique qui ont marqué la situation du Japon tout au long des années 1990 et même au-delà après l'éclatement de sa bulle immobilière. Un scénario que de nombreux analystes redoutent de voir se reproduire en Europe.

Christine Lagarde a dit espérer que les détails techniques du renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) à 1.000 milliards d'euros contre 440 milliards aujourd'hui puissent être finalisés d'ici au mois de décembre.

La directrice générale du FMI a entamé mercredi une visite de deux jours en Chine, où ses interventions devraient se focaliser sur les efforts pour contenir la crise en Europe, alors que les chefs de gouvernement grec et italien ont été tous deux été contraints cette semaine d'annoncer leur démission imminente.

Avant son arrivée à Pékin, elle avait passé deux jours à Moscou pour tenter de convaincre la Russie d'investir une partie de ses pétrodollars dans le fonds de sauvetage de la zone euro. Mais jusqu'à présent, les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) se sont montrés réticents à investir directement dans le fonds de solidarité européen, préférant y contribuer par l'intermédiaire du FMI.

Christine Lagarde a enfin estimé lors de son intervention que la Chine devait transformer son modèle de croissance basé sur les exportations pour l'équilibrer davantage, et qu'elle avait besoin d'une devise plus forte.

Gregory Schwartz et Natalie Huet pour le service français, édité par Marc Angrand

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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