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Marché : Budapest recule sur la taxation de sa banque centrale

Budapest recule sur la taxation de sa banque centraleBudapest recule sur la taxation de sa banque centrale

BUDAPEST (Reuters) - La Hongrie a abandonné vendredi un projet de taxation des transactions financières de sa banque centrale, levant ainsi un obstacle clé à la reprise des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne au sujet d'une aide.

Ce projet avait attiré de vives critiques de la part des dirigeants politiques et des organisations internationales qui le jugeaient préjudiciable à l'indépendance de la banque centrale.

Le ministre de l'Economie Gyorgy Matolcsy a déclaré vendredi que la banque centrale serait désormais exonérée de cette nouvelle taxe qui sera imposée sur les transactions financières des banques commerciales et du Trésor public l'an prochain.

"Nos partenaires ont soulevé des objections contre (la taxe sur la banque centrale); qui plus est la Commission européenne a évoqué une procédure contre la Hongrie", a-t-il dit.

"C'est pourquoi nous ne prenons plus en compte la taxe sur les transactions de la banque centrale dans le budget."

Le forint, très volatil, a gagné plus de 1% à la suite de ces déclarations.

"Il semble que ce soit une concession de taille de la part du gouvernement pour rendre possible un accord avec le FMI", déclare Timothy Ash, analyste chez Standard Bank.

Avec des mois de retard, la Hongrie, en tête des pays les plus endettés d'Europe de l'Est, a entamé en juillet des négociations avec ses créanciers internationaux pour une ligne de crédit qui pourrait atteindre 12 à 15 milliards d'euros. Les négociations devraient reprendre dans les semaines à venir.

Le FMI et l'UE n'ont "pas encore fixé de date de reprise des négociations", a fait savoir la représentante du FMI à Budapest Iryna Ivaschenko. Cette dernière a également annoncé que le fonds évaluera l'efficacité des nouvelles mesures prises par le gouvernement hongrois pour réduire le déficit du pays.

Afin de compenser l'exonération de la banque centrale de la taxe, ainsi que la croissance plus faible que prévu du pays, Budapest a en effet annoncé dans la matinée une série de mesures pour cette année et la suivante qui visent à maintenir le déficit budgétaire sous le seuil de 3% du PIB, condition nécessaire au financement de l'UE.

Ayant abaissé ses perspectives de croissance 2012 et 2013, Gyorgy Matolcsy a annoncé un gel des dépenses de l'Etat de 133 milliards de forints (470 millions d'euros) en 2012 et une réduction supplémentaire du déficit budgétaire de 397 milliards de forints en 2013 afin de le maintenir à 2,7% les deux années.

Le gouvernement va également augmenter la taxe sur les transactions du Trésor public et sur les retraits bancaires, limiter le co-financement de projets européens et reporter une augmentation prévue des salaires des professeurs.

Budapest s'attend également à 120 milliards de forints de ressources supplémentaires à la suite d'une collecte d'impôts plus rigoureuse et 51 milliards de la suppression du plafond de contribution à la sécurité sociale vidant les hauts revenus.

Gergely Szakacs et Krisztina Than, Juliette Rouillon et Catherine Monin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Copyright © 2012 Thomson Reuters

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