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Marché : Bnp et sberbank s'associent dans le crédit conso en russie

Bnp et sberbank s'associent dans le crédit conso en russieBnp et sberbank s'associent dans le crédit conso en russie

PARIS (Reuters) - BNP Paribas et la première banque russe Sberbank ont annoncé mercredi la création d'une coentreprise en Russie dans le crédit à la consommation, qui devrait débuter ses activités l'été prochain sous la marque Cetelem.

La banque publique Sberbank détiendra 70% de la nouvelle entité et BNP Paribas le solde, ajoutent les deux partenaires dans un communiqué commun.

Bien que minoritaire au capital, la banque française aura un droit de veto sur les nominations à des postes clefs comme le directeur général ou le responsable des risques, explique Thierry Laborde, le directeur général de BNP Paribas Personal Finance, dans une interview aux Echos.

"Avec la coentreprise, nous espérons atteindre de 25% à 30% de part de marché dans trois à cinq ans et près de 5 milliards d'euros d'encours", souligne aussi Thierry Laborde.

Dans le cadre de ce partenariat dans le crédit à la consommation, les deux établissements bancaires sont liés pour une durée d'au moins dix ans.

"Pour autant, nous avons sécurisé l'accord et prévu notamment la possibilité de vendre avant la fin des dix ans", remarque Thierry Laborde.

Plusieurs banques internationales, comme les britanniques HSBC et Barclays, se sont récemment retirées du marché russe de la banque de détail, dominé par des établissements publics qui se sont également développés dans la banque d'investissement.

Parmi les principales banques étrangères en Russie figurent la Société générale, à travers Rosbank, et l'italienne UniCredit.

Commentant la structure du partenariat avec Sberbank, BNP estime en outre que sa position de minoritaire lui permettra de ne pas alourdir le poids de ses engagements de crédit à un moment où la banque est engagée dans un plan de réduction de son bilan et de renforcement de ses fonds propres.

"Nous n'aurons pas à intégrer ses engagements dans nos actifs pondérés des risques, ce qui est appréciable du fait des exigences actuelles des régulateurs en matière de fonds propres", dit Thierry Laborde.

BNP Paribas, dont les besoins de capital ont été évalués à 1,5 milliard d'euros par l'Autorité bancaire européenne, a en effet prévu de réduire de 10% la taille de son bilan d'ici fin 2012.

Matthieu Protard, avec Gilles Guillaume et Noëlle Mennella, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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