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Marché : Bnp dément catégoriquement rechercher des investisseurs

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par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - BNP Paribas a démenti catégoriquement jeudi rechercher des investisseurs pour une augmentation de capital et réaffirmé la ligne des banques françaises, à savoir que ces dernières pourront faire face à la crise de la dette de la zone euro sans injection de fonds propres.

Cette déclaration intervient sur fond de plongée des Bourses mondiales et alors qu'une source basée au Qatar avait indiqué mercredi à Reuters que l'émirat était en discussions avec BNP et d'autres banques françaises concernant de possibles prises de participation.

"Je démens formellement. Nous n'avons aucun contact particulier puisque nous n'avons pas besoin d'augmentation de capital", a déclaré le directeur général de BNP Paribas à la radio BFM.

Baudouin Prot a répété que le groupe atteindrait les ratios de fonds propres prévus par Bâle III sans injection de capital dès janvier 2013, soit six ans avant l'échéance de 2019.

L'un de ses plus grand actionnaires, Axa, a réaffirmé quant à lui jeudi sa "totale confiance" dans le groupe, un "partenaire de long terme" dans lequel l'assureur possède une participation d'environ 5%.

"La banque est très profitable, elle est solide et on pense qu'elle est extrêmement bien armée pour faire face à la situation actuelle", a dit à Reuters un porte-parole d'Axa.

PAS DE STRESS TESTS D'URGENCE

Plus tôt jeudi, une porte-parole de la BNP avait démenti avoir demandé aux régulateurs des stress tests d'urgence pour identifier d'éventuelles faiblesses dans le système bancaire français, une information figurant dans le Financial Times.

En Bourse, les banques françaises accusent de fortes baisses jeudi, à l'instar des autres valeurs bancaires européennes et des marchés d'actions qui accusent le coup du fait de perspectives sombres pour l'activité aux Etats-Unis comme en Chine et dans la zone euro.

A 13h40, Crédit agricole perdait 7,54%, plus forte baisse d'un indice CAC 40 lui-même en baisse de 4,91%. Société générale chutait de 7,24% et BNP Paribas perdait 5,03%.

Les trois grandes banques françaises restent plus touchées que leurs consoeurs européennes par la crise, l'indice sectoriel des principales banques européennes limitant sa perte à 4,81%.

SocGen, BNP et Crédit agricole ont vu leur cours de Bourse plonger de plus de 50% depuis le début de l'année sur des craintes liées à d'éventuels besoins de recapitalisation et à des questions d'accès aux liquidités en dollars.

Les responsables politiques et les patrons de banques se relayent depuis plusieurs semaines pour démentir tout besoin de nouveaux fonds propres, mais peinent à convaincre, engagés dans un dialogue de sourds avec les marchés.

"Je ne crois pas personnellement qu'il y ait aujourd'hui, dans le système bancaire français, le péril que vous décrivez là", a répondu Baudouin Prot à une question sur l'état de santé des établissements français.

Plusieurs sources bancaires française disent avoir eu vent de discussions exploratoires concernant une éventuelle injection de fonds publics via des actions préférentielles, tout en disant ignorer à quel stade en étaient les pourparlers.

Baudouin Prot a récusé pour sa part la possibilité d'un nouveau plan d'aide de l'Etat.

"Cela ne fait ni pas partie de nos hypothèses de travail, ni de nos souhaits", a-t-il dit.

Avec Marie Mawad et Lionel Laurent, édité par Pascale Denis

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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