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Marché : Berlin cherche à apaiser le débat sur le contrôle du budget grec

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par Sarah Marsh

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne a tenté lundi de calmer l'indignation suscitée en Grèce par les informations de presse suggérant qu'elle souhaite la création d'un nouveau poste de commissaire européen chargé de contrôler le budget d'Athènes et doté de pouvoir étendus.

Un porte-parole du ministère allemand des Finances a déclaré que la zone euro discutait des différentes possibilités permettant de mener à bien l'application des programmes d'économies budgétaires dans les pays qui ont bénéficié de fonds d'urgence, mais qu'aucune décision n'avait été arrêtée.

Reuters a rapporté vendredi que l'Allemagne souhaitait voir la Grèce abandonner le contrôle de sa politique budgétaire au profit des institutions européennes dans le cadre des négociations sur le prochain plan d'aide.

Le Financial Times, de son côté, a écrit avoir obtenu une copie de la proposition allemande demandant la création d'un nouveau commissaire européen chargé du budget de la zone euro.

"Il y a des discussions dans la zone euro sur ce que nous devrions faire quand dans certains cas, certains programmes sortent de leur trajectoire sur une longue période, encore et encore", a dit le porte-parole, Martin Kotthaus, au cours d'une conférence de presse.

Il a ajouté que l'application du programme d'aide à la Grèce et des engagements pris par Athènes présentaient encore des défauts.

"Dans l'Eurogroupe, il y a une négociation et il y a différentes propositions et différentes copies", a-t-il dit.

De nombreux Grecs imputent déjà à l'Allemagne une large part de la cure d'austérité que leur pays a du accepter de suivre et les autorités d'Athènes excluent de renoncer à leur contrôle budgétaire.

La chancelière allemande, Angela Merkel, et son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, ont critiqué ce nouveau débat, ce qui pourrait signifier que le ministère des Finances allemand a simplement voulu lancer un ballon d'essai sur ce thème, sans l'avoir soumis au reste du gouvernement, afin de jauger les réactions.

"Les choses ne fonctionnent que si la Grèce et les autres pays discutent les uns avec les autres", a dit Angela Merkel en marge d'un sommet informel de l'Union européenne à Bruxelles, ajoutant qu'elle ne souhaitait aucun débat polémique sur le sujet.

"J'estime que cette discussion n'a pas lieu d'être", a-t-elle dit.

Guido Westerwelle a été plus sévère, se disant "très énervé par le ton de ce débat".

"Nous voulons mener un débat qui encourage et non pas qui décourage", a-t-il déclaré en marge d'une visite au Caire.

Marion Douet pour le service français, édité par Marc Angrand

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