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Marché : Axel poniatowski voit un allemand à la tête du fmi

Axel poniatowski voit un allemand à la tête du fmiAxel poniatowski voit un allemand à la tête du fmi

PARIS (Reuters) - Le remplacement de Dominique Strauss-Kahn par un autre Européen à la tête du Fonds monétaire international (FMI) est encore possible, estime le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française, pour qui un Allemand serait le mieux placé.

La succession de Dominique Strauss-Kahn, qui a démissionné après son inculpation pour viol à New York, sera "forcément un sujet traité" au sommet du G8, "en tout cas dans les apartés", a dit à Reuters Axel Poniatowski.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats-Unis, du Japon, de la Russie, du Canada et des principales puissances économiques européennes, se retrouvent les 26 et 27 mai à Deauville pour ce sommet sous présidence française.

Le poste de directeur général du FMI était jusqu'ici traditionnellement dévolu à un Européen avec l'assentiment des Américains. Mais les grandes puissances émergentes comme la Chine, l'Inde ou le Brésil - qui seront absentes de Deauville - font depuis quelques années pression pour que leur tour vienne.

"Il est toujours possible de défendre l'idée d'un successeur européen à Dominique Strauss-Kahn (...), surtout dans les circonstances actuelles", estime Axel Poniatowski, élu de l'UMP, le parti du président français Nicolas Sarkozy.

"Nous sommes toujours en situation de sortie de crise et dans une situation extrêmement agitée, avec les problèmes des pays périphériques de la zone euro", dit-il. "Une candidature européenne est parfaitement compréhensible pour tout le monde. L'euro est une des deux principales monnaies du monde. Qu'on ait à la tête du FMI un Européen paraît dans la logique."

Axel Poniatowski ne croit cependant pas à une candidature française, après la démission de l'ancien ministre français de l'économie dans un climat de scandale médiatico-judiciaire, ni à une candidature britannique.

Il voit plutôt les chances de l'Europe de conserver la direction générale du FMI du côté de l'Allemagne.

"On parle de deux Allemands, l'ex-patron de la Bundesbank Axel Weber et, surtout, celui de la BERD, Thomas Mirow", explique-t-il. "Compte tenu du poids et de la réussite de l'économie allemande, c'est plus que crédible."

Pour Axel Poniatowski, la démission de Dominique Strauss-Kahn était devenue inévitable.

"L'institution FMI ne peut pas se permettre d'attendre tout le déroulement d'un procès. La crise est trop sérieuse et les problèmes à traiter sont trop importants", fait-il valoir.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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