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Marché : Aux grecs de décider s'ils restent dans l'euro, selon leonetti

Aux grecs de décider s'ils restent dans l'euro, selon leonettiAux grecs de décider s'ils restent dans l'euro, selon leonetti

CANNES (Reuters) - Un vote du Parlement grec acceptant le plan européen de sauvetage financier de la Grèce aurait un effet "extrêmement apaisant" pour la zone euro et les marchés, a déclaré mercredi à Reuters le ministre français des Affaires européennes.

Jean Leonetti et d'autres sources proches du gouvernement français laissent entendre que ce sujet sera évoqué mercredi soir à Cannes lors d'une réunion entre le président Nicolas Sarkozy, la chancelière Angela Merkel et le Premier ministre grec.

L'annonce surprise par George Papandréou d'un référendum sur le compromis laborieusement obtenu le 27 octobre à Bruxelles par les 17 de la zone euro a enflammé les marchés financiers et semé la consternation chez les partenaires de la Grèce, juste avant le sommet du G20 dans cette ville de la Côte d'Azur célèbre pour son festival de cinéma.

S'il paraît difficile à ce stade de contraindre George Papandréou à renoncer à son projet de consultation, l'idée semble du côté français de limiter les dégâts en obtenant qu'il fasse vite adopter par son Parlement le plan de Bruxelles.

"Le Parlement (grec) c'est le représentant du peuple. Si ce Parlement acceptait favorablement le plan, ça sera un élément extrêmement apaisant, à la fois pour les autres Etats membres et pour les marchés", a déclaré Jean Leonetti à Reuters, lors d'une conversation téléphonique.

Ce pourrait être un élément de la feuille de route que le président français et la chancelière allemande tenteront de mettre au point avec George Papandréou.

"On peut imaginer que le Parlement grec soit amené à se prononcer sur le respect des engagements pris par la Grèce" en contrepartie de l'aide de ses partenaires, du Fonds monétaire international (FMI) et des banques pour alléger le poids de sa dette, explique-t-on de source proche du gouvernement français.

La question de savoir si ce vote interviendrait après le vote de confiance demandé par George Papandréou vendredi ou à cette occasion reste pour le moment sans réponse.

Mais il est clair que "l'état des marchés montre qu'il faudra un geste assez rapide", souligne-t-on du côté français.

Il est en revanche hors de question de laisser penser que l'accord de Bruxelles sur le sauvetage financier de la Grèce et les contreparties demandées à Athènes en matière de réformes économiques et financières sont renégociables, insiste le ministre français des Affaires européennes.

"Les décisions qui ont été prises ne peuvent pas être renégociées", dit Jean Leonetti. "Il ne faudrait pas masquer la réalité et laisser penser au peuple grec que s'il refusait (le plan de Bruxelles) par référendum il y aurait une deuxième négociation."

"La question aujourd'hui est est-ce que les Grecs veulent ou

non rester dans la zone euro", insiste-t-il. "C'est eux qui vont avoir la décision entre leur mains."

En tout état de cause, s'il y a référendum, il faudrait qu'il intervienne au plus vite, si possible avant la prochaine échéance de versement de l'aide européenne à la Grèce, à la mi-décembre, souligne Jean Leonetti : "Ce serait important que cela se décide comme ça."

Emmanuel Jarry, édité par Patrick Vignal

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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