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Marché : Attentisme des devises avant l'italie

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(CercleFinance.com) - La monnaie unique européenne demeurait stable (0,00%) contre le dollar mardi midi à 1,3765 dollar l'euro. En ligne de mire : le vote par le Parlement italien de la loi d'exécution budgétaire pour 2010 qui, s'il était négatif, signifierait la chute du gouvernement Berlusconi, mais aussi l'organisation d'élections anticipées dans plusieurs mois.

L'euro évolue aussi dans des marges étroites contre la livre sterling (- 0,08% à 0,8568 livre l'euro), le yen (- 0,09% à 107,45 yens l'euro).

Après les coups de théâtre grecs de la fin de la semaine dernière, et le départ de Georges Papandréou, l'annonce de la formation d'un gouvernement d'union nationale est plutôt rassurante. Elle éloigne la perspective d'un défaut de paiement à court terme. Reste cependant à savoir quelle sera sa composition et sa capacité à mener des réformes, alors que le temps presse et que la pression sociale se maintient.

“Pour la presse grecque, l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne, Lucas Papademos, fait office de favori pour le poste de Premier ministre. Selon Athènes, un nouveau gouvernement pourrait être nommé d'ici une semaine”, rapportent les cambistes de Pictet & Cie ce matin. Selon Barclays Bourse, l'annonce pourrait même intervenir dès aujourd'hui. Or les différents protagonistes semblent déjà avoir du mal à s'entendre.

Mais après la Grèce, c'est surtout l'Italie, 3ème marché obligataire mondial, qui focalise maintenant l'attention et surtout les appréhensions. “Un bref soubresaut haussier (de la parité euro/dollar) est intervenu suite à une rumeur de possible démission de Silivo Berlusconi. Cette dernière ayant été démentie, la monnaie unique a retrouvé le chemin de la baisse en fin de journée

Les investisseurs semblent espérer un déblocage politique en Italie avec le vote de confiance au parlement qui pourrait faire chuter Silvio Berlusconi. 'Il faut reconnaître que son départ (de Silvio Berlusconi) donnerait à l'Italie une plus grande marge de manoeuvre pour résoudre ses problèmes actuels', juge un observateur.

“Sur le papier, (Silvio Berlusconi) n'aurait plus la majorité absolue de 316 députés à la Chambre. Trois députés de son parti, le PDL, se sont ralliés à l'opposition centriste et une vingtaine de 'mécontents' de sa formation politique réclament ouvertement son départ. Le vote d'aujourd'hui, sur l'exécution budgétaire 2010 (sic), s'annonce difficile. Après la mise sous surveillance de la péninsule par le FMI et par l'UE, Bruxelles a annoncé que sa mission arriverait à Rome cette semaine”, rappelle de son côté Aurel BGC.

Signalons que la France a annoncé un deuxième plan de rigueur de 7 milliards d'euros environ en 2012 qui serait suivi d'une montée en puissance les années suivantes (17,4 milliards en 2016). Ce plan fait suite à celui annoncé en urgence au mois d'août et chiffré à 12 milliards sur 2011 et 2012. Selon Natixis, le 2ème plan est plus axé sur la réduction des dépenses que le premier, centré sur de nouvelles recettes.

Voici les rendements des emprunts d'Etat à 10 ans pour les pays suivants : Allemagne (1,82%), France (3,13%), et Italie (6,59%). Il s'agit dans ce dernier cas d'un record, alors que le taux servi par le papier italien était inférieur à 5% jusqu'au début du mois de juillet.

Certes, le “spread” (l'écart) entre les taux italiens et allemands s'approche maintenant des 5 points de pourcentage, ce qui traduit l'inquiétude des marchés par rapport à la capacité du gouvernement italien de remettre de l'ordre dans ses finances publiques.

Notons cependant que la situation française n'est que relativement plus favorable. L'écart de taux entre les emprunts d'Etat allemands et français traduit également une dégradation du sentiment de marché vis-à-vis des fonds d'Etat hexagonaux : il atteint pratiquement 1,30 point de base actuellement, un niveau record, alors qu'il était encore inférieur à 0,5 point début juillet.

Du côté des statistiques de la matinée, on a appris qu'au mois de septembre, l'excédent commercial allemand s'est accru à 17,4 milliards d'euros alors que le déficit commercial français s'est creusé à 6,3 milliards et que la production industrielle britannique a stagné.

Chez Pictet, on rappelle que du côté américain, la question des finances publiques fait l'objet d'un traitement politique plus significatif que tel n'est le cas en Europe. Outre-Atlantique, “cette semaine marque le début des travaux pour la commission spéciale chargée d'assainir les finances publiques. Ces six élus républicains et six élus démocrates ont jusqu'au 23 novembre pour présenter une réduction du déficit de l'ordre de 1.200 milliards de dollars minimum”, indique encore la banque genevoise.

Par ailleurs, le franc suisse (- 0,30% à 1,2365 franc l'euro) corrige et repasse sous la barre des 1,24, qui avait été débordée “à la suite d'une annonce de la banque nationale suisse d'affaiblir le franc suisse”, selon Pictet.

Aucune statistique sensible n'est attendue des Etats-Unis cet après-midi.

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