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Marché : Accord européen sur un fonds de quelque 800 milliards d'euros

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par Annika Breidthardt et Paul Carrel

COPENHAGUE (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d'accord pour porter la capacité d'intervention totale des fonds d'urgence à quelque 800 milliards d'euros, a dit vendredi la ministre autrichienne des Finances Maria Fekter.

A l'issue de discussions intenses, de l'avis de plusieurs sources, les 17 pays de la zone euro ont choisi un accord a minima qui convient à des pays tels que l'Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas, dont l'opinion publique ne veut plus payer pour les renflouements, ont dit des sources de l'Union européenne.

Cette somme comprend les 500 milliards du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d'urgence permanent qui sera en activité en juillet, et les 200 milliards déjà engagés par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), le fonds d'urgence temporaire qui sera désactivé en juillet 2013, a dit à des journalistes Maria Fekter.

Elle a précisé qu'à cela s'ajoutait les 49 milliards qui restent du Mécanisme européen de stabilité financière (MESF), qui avait constitué la première réponse à la crise de la dette de la zone euro, et 53 milliards de prêts bilatéraux à la Grèce.

Un haut fonctionnaire de la zone euro a confirmé ces montants.

Le FESF a une capacité totale de prêt de 440 milliards d'euros et les 240 milliards non mobilisés constitueraient un matelas en cas d'urgence dans les 15 mois qui viennent, période durant laquelle le FESF et le MES seront en fonction en parallèle, a précisé Maria Fekter.

La Commission européenne, la France et plusieurs autres grandes puissances économiques voulaient développer les capacités d'aide de la zone euro le plus possible dans l'espoir que, face à un tel déploiement de force, les marchés reprennent confiance sur le long terme, ce qui éviterait éventuellement d'avoir à engager ces capacités.

Mais Berlin ne voulait pas d'une telle mobilisation à l'avance, ne l'acceptant que si cela est vraiment nécessaire, tout en observant que les marchés étaient déjà plus apaisés et que la mise en oeuvre des réformes convenues était plus importante.

Avec une telle décision, la zone euro aura quelque chose à présenter aux ministres des Finances du G20 en avril à Washington, à l'occasion d'une réunion qui débattra d'une hausse des contributions mondiales au Fonds monétaire international.

Un renforcement des capacités de renflouement de la zone euro est, pour la plupart des pays du Groupe des Vingt (G20), une condition préalable à une augmentation des dotations au FMI.

De ce point de vue, la zone euro est maintenant bien placée pour discuter de ce sujet, a déclaré vendredi le ministre français des Finances François Baroin.

"C'est un bon signal", a-t-il dit.

Benoit Van Overstraeten et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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