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Marché : Accélération des créations d'emplois aux etats-unis

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par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - Les créations d'emplois se sont accélérées plus que prévu en juillet aux Etats-Unis et les chiffres de mai et juin ont été nettement révisés à la hausse, redonnant espoir dans la capacité de l'économie américaine à éviter une nouvelle récession.

Selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail, l'économie américaine a créé 117.000 emplois non-agricoles en juillet, contre 85.000 attendues en moyenne par les économistes.

Les créations d'emplois de mai ont été révisées à 53.000, soit plus du double de l'estimation précédente, et celles de juin à 46.000 contre 18.000 annoncées dans un premier temps il y a un mois.

Le taux de chômage a en outre baissé de 9,2% en juin à 9,1% en juillet, contre une stabilité attendue par les économistes.

Ce recul s'explique certes par l'abandon des recherches de certains demandeurs d'emplois découragés, mais ces chiffres s'avèrent encourageants dans le contexte économique difficile que connaissent les Etats-Unis.

"Dans le contexte d'une reprise normale, ce n'est pas un chiffre solide, mais étant donné la peur qui saisissait les marchés, ce n'est pas catastrophique", a-t-il ajouté.

Dans un contexte de fort recul des marchés lié aux craintes sur la croissance anémique aux Etats-Unis, la statistique a permis aux marchés d'actions et du pétrole d'opérer un bref rebond, tandis que les Treasuries se repliaient.

Mais l'enthousiasme n'a été que de courte durée puisque Wall Street et les Bourses européennes se sont rapidement de nouveau orientées à la baisse, de même que le dollar et le pétrole.

Les Bourses européennes ont subi vendredi leur baisse la plus forte en une semaine depuis près de trois ans. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 a perdu 1,78% à 975,02 points, clôturant au plus bas depuis 13 mois, en recul de 9,8% sur la semaine.

Parmi les Bourses des pays 'périphériques' de la zone euro, déjà très éprouvées jeudi, le recul a atteint 1,2% à Lisbonne et 2,25% à Athènes, mais Milan et Madrid ont fini sur des replis plus légers de 0,70% et 0,18% respectivement.

Wall Street évoluait également en net recul à la mi-séance, le Dow Jones cédant 1,62%, le S&P 500 reculait de 2,21% et le Nasdaq de 3,02%.

LE SECTEUR PUBLIC DÉTRUIT TOUJOURS DES EMPLOIS

"Ce sont de bons chiffres. La révision s'est faite vers le haut et avec une ampleur plus importante que prévu. Je ne pense pas que cela suffira à nous sortir du ralentissement économique, mais ces chiffres n'indiquent en tout cas pas une récession", a estimé Jay Feuerstein, responsable des investissements chez 2100 Xenon Group.

Mais d'autres économistes tempèrent cet optimisme.

"Cela ne résout rien. Considérons plutôt cela comme l'occasion de vendre, plutôt que comme une raison de s'impliquer de nouveau à long terme. Les révisions à la hausse des chiffres précédents sont encourageantes, mais au bout du compte, on ne retiendra que le chiffre du PIB faible de vendredi dernier, le rapport ISM de lundi et les entreprises qui commencent à dire que nous nous dirigeons peut-être vers une récession, voire que nous y sommes déjà", a estimé Michael Marrale, de RBC Capital Markets à New York.

L'ensemble des créations d'emplois non-agricoles est à mettre au crédit du secteur privé, qui a créé 154.000 emplois, en juillet contre 115.000 attendus, après 80.000 en juin.

Le secteur public a en revanche supprimé 37.000 emplois, après en avoir déjà détruit 39.000 en juin. Cette nouvelle baisse, la neuvième d'affilée, est essentiellement due à la fermeture temporaire d'institutions publiques du Minnesota, privant plusieurs milliers de fonctionnaires de leur salaire.

En juillet, 24.000 emplois manufacturiers ont été créés, alors que 11.000 étaient attendus. L'essentiel de la hausse provient du secteur automobile. Les emplois dans le BTP ont augmenté de 8.000, après un recul de 5.000 en juin.

La durée moyenne de la semaine de travail est stable, à 34,3 heures, mais le salaire horaire moyen a augmenté de 10 cents.

Lucia Mutikani, avec Julie Haviv à New York, Gregory Schwartz et Catherine Monin pour le service français, édité par Cyril Altmeyer

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