Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

Comment les relocalisations pourraient soutenir les micro-capitalisations en Bourse

samedi 9 avril 2022 à 12h00
Site de Metabolic Explorer

(BFM Bourse) - Que ce soit pour des raisons sociales, écologiques ou de souveraineté, la notion de relocalisation industrielle est désormais au premier plan des préoccupations. Une aubaine pour les entreprises cotées de plus petite taille, qui participent à plein à la revitalisation du tissu industriel local.

La succession de la pandémie de Covid et de la guerre en Ukraine semblent marquer un point d'inflexion dans le phénomène de la mondialisation, en consacrant une phase de relocalisation des moyens de production au plus près de la consommation.

À partir des années 1980, les pays les plus anciennement industrialisés -Europe occidentale et États-Unis- ont transféré d'importantes capacités de production vers les pays aux économies émergentes, en Asie en particulier. Le principe était assez simple, rappelle l'équipe "Microcap" de Mandarine Gestion: délocaliser les chaînes de production dans les pays à faible coût, ces derniers devenant les usines du monde développé, permettant ainsi d'alimenter une croissance économique mondiale avec une inflation plutôt limitée.

Facilitée par une diminution des coûts logistiques, cette tendance a cependant compliqué les chaînes d'approvisionnement, et généralement dégradé l'impact environnemental.

Le tournant de la pandémie

Depuis 2020, le grain de sable du coronavirus s'est infiltré dans cette mécanique bien huilée. La perturbation de chaînes d'approvisionnement complexes a provoqué une envolée des prix de la logistique, des pénuries de certains composants, et sans doute renforcé les tensions géopolitiques.

"Cette succession d'évènements nous a donc poussé à réfléchir et forcé à réagir face à notre trop forte dépendance pour certaines industries, qui se sont révélées essentielles. Que ce soit pour des raisons sociales, écologiques ou de souveraineté, la notion de relocalisation industrielle est alors devenue plus consensuelle, poussant les gouvernements et les entreprises à accélérer", souligne Mandarine Gestion.

En France par exemple, après une relative stabilisation du solde des ouvertures et fermetures d'usines ces dernières années, sans doute déjà favorisée par la numérisation et la robotisation, 2021 a montré une plus franche accélération des créations nettes d'usines sur le territoire. Selon l'observatoire de l'industrie Trendeo, l'année écoulée a marqué un tournant pour l'industrie française. Sur l'ensemble de l'année Trendeo a recensé 176 projets d'ouvertures d'usines dans l'Hexagone (soit 32.000 créations nettes de postes et un solde positif de 120 sites en tenant compte des fermetures). Un niveau que le pays n'avait plus connu depuis 11 ans.

Pour Mandarine, qui promeut deux fonds "Microcap" (Mandarine Europe Microcap et à l'échelon mondial Mandarine Global Microcap), les relocalisations constituent une excellente opportunité pour les plus petites sociétés cotées de faire valoir leur positionnement. "Souvent plus flexibles que les grandes valeurs, ces petites sociétés ont ainsi su s'adapter aux récentes perturbations, et profitent, pour certaines déjà, de la demande croissante de production locale et des importants efforts de réindustrialisation au sein des pays développés".

Groupes pharmaceutiques et industriels

Parmi quelques unes des valeurs détenues dans ces fonds, la société de gestion cite l'exemple d'Aska Pharmaceutical, un producteur d'ingrédients pharmaceutiques, qui vient d'augmenter ses prévisions pour 2022 au vu notamment des parts de marché regagnées face à ses concurrents émergents, chinois et indiens. Une stratégie qu'entend également poursuivre, sur le Vieux continent, Euroapi: jusqu'ici filiale de Sanofi, cette société s'apprête à prendre son indépendance du géant pharmaceutique et convaincre de nouveaux clients européens soucieux de s'approvisionner en principes actifs au plus près des patients.

En Europe, c'est également le cas d'Hanza, spécialiste suédois de l'assemblage de produits électroniques et mécaniques. La PME a ainsi investi fortement dans sa capacité de production sur le Vieux continent ces deux dernières années, ce qui lui permet de capter la forte demande de ses grands clients internationaux et d'accélérer sa croissance. En France, Mandarine s'intéresse notamment à Metabolic Explorer, une société innovante qui remplace la pétrochimie par des produits biosourcés pour la nutrition animale et la cosmétique. Metex déploie ainsi plusieurs dizaines de millions d'euros dans le développement de ses capacités sur le site de Carling Saint-Avold, en Moselle, et a récemment été sélectionnée par l'Etat dans le plan "France 2030".

Guillaume Bayre - ©2022 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+316.10 % vs +22.17 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat