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Stéphane Furet : "un choc de confiance est possible"

(Tradingsat.com) - Après son vif rebond de début juin, le marché parisien hésite sur la direction à prendre à l'approche des élections législatives grecques, qui alimentent les craintes sur d'une sortie du pays de la zone euro. Pour Stéphane Furet, le directeur général de Dorval Finance, le pire n'est cependant pas certain et la confiance pourrait revenir avec l'aide des politiques.

Tradingsat.com : En venant en aide aux banques espagnoles, l'Europe montre-elle des progrès dans la gestion de la crise ?

Stéphane Furet : Au-delà du cas espagnol, plus l'on avance dans le temps, plus les marchés poussent à des décisions structurelles. Les échéances politiques alimentent finalement la réflexion sur le fédéralisme européen. Sur ce point, le discours tenu la semaine dernière par Angela Merkel marque une grande nouveauté. L'Allemagne a fait savoir publiquement et ouvertement qu'il était temps de faire un grand pas en avant, en proposant notamment d'étendre les pouvoirs du Parlement européen et de créer une union politique et budgétaire.

Le soulagement sur l'Espagne n'a pas duré longtemps.

Stéphane Furet : Les marchés ont dû encaisser plusieurs mauvaises nouvelles en peu de temps ces dernières semaines. Outre la crise de la zone euro relancée par les banques espagnoles, les inquiétudes sur le ralentissement économique se sont propagées aux Etats-Unis et aux pays émergents. En Europe, il reste évidemment l'inconnue des résultats des élections législatives grecques du 17 juin. Ces élections pourraient ne pas clore le débat entre l'austérité imposée par le FMI, la BCE et l'Union Européenne, et le refus du probable nouveau gouvernement grec de respecter les règles de la Troïka. Mais plutôt déboucher sur la nécessité d'un accord acceptable par les deux parties, en misant sur le fait que la zone euro a trop à perdre pour refuser de continuer à financer la Grèce.

Etes vous confiants ?

Stéphane Furet : En étant pragmatique, un assouplissement sera peut être nécessaire, la totalité du plan d'austérité ne sera peut être pas adoptée. En ce qui concerne les Etats-Unis, la pérennité de la croissance américaine ne nous préoccupe pas vraiment, pas plus que celle des émergents d'ailleurs, compte tenu notamment de la baisse des prix des matières premières et de la diminution des pressions inflationnistes. Les marchés actions en revanche, sont très négatifs. Beaucoup d'investisseurs sont toujours à l'écart, et ce alors que de grandes décisions seront peut-être prises d'ici début juillet.

Quelle est votre exposition aux marchés actions aujourd'hui, la part des liquidités dans vos portefeuilles ?

Stéphane Furet : Notre fonds flexible Dorval Convictions n'était investi qu'à hauteur de 10% il y a une dizaine de jours. L'exposition est remontée autour de 25% dans l'espoir et l'attente d'un véritable choc de confiance à l'issue des 2 sommets européens de la fin du mois. Cependant les divergences de vues restent apparemment fortes entre l'Allemagne et la France…

Quelles sont vos principales convictions, vos valeurs préférées ?

Stéphane Furet : L'Oréal est notre premier pari. Le groupe peut dépasser les attentes des analystes et renouer cette année avec une croissance à deux chiffres de ses bénéfices après quatre ans d'interruption. Le statut boursier du titre devrait en profiter avec le retour de la prime de valorisation d'avant 2008. Deuxièmement, nous sommes très favorables à des valeurs de luxe pures et dures telles que LVMH, PPR, ou encore Ferragamo en Italie. D'une façon générale, nous apprécions les secteurs les moins sensibles au cycle économique et offrant de solides perspectives. C'est le cas de Safran, d'une SSII comme Atos Origin ou encore d'une petite société évoluant dans le domaine de la sécurité comme Hologram Industries.

Comment se comportent vos fonds d'actions françaises depuis le début de l'année ?

Stéphane Furet : Au 1er juin, Dorval Manageurs, notre fonds le plus offensif, fait beaucoup mieux que le CAC 40, avec une performance de -1% contre un recul de -6,6% pour l'indice de référence. Dorval Conviction, qui est un fonds totalement flexible dont l'exposition aux actions peu varier de 0 à 100%, progressait de 0,4% contre un recul de 10,7% de son indice de référence l'EuroStoxx50. De même, Dorval Conviction PEA, qui est éligible au PEA comme son nom l'indique, « surperforme » nettement l'EuroStoxx50 en progressant de 2%.

Propos recueillis par François Berthon

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