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Marché : Le tribunal de commerce autorise la reprise de GM&S Industry

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PARIS (Reuters) - Le tribunal de commerce de Poitiers a entériné jeudi l'unique offre de reprise de l'équipementier automobile GM&S Industry, a annoncé l'avocat des salariés, mettant un point final au premier dossier social du quinquennat d'Emmanuel Macron.

L'offre de l'équipementier GMD propose de conserver 120 emplois sur les 277 que compte le site de La Souterraine, dans la Creuse.

"Le jugement autorise le licenciement des 156 salariés", a dit à Reuters Jean-Louis Borie, l'avocat des salariés qui a précisé que le repreneur "prend(rait) les clés le 11 septembre".

L'offre peut toutefois encore être améliorée, a-t-il ajouté.

C'est ce qu'espèrent les salariés, qui multiplient les actions depuis le début de la semaine pour se faire entendre. Ils ont manifesté mardi devant le site PSA de Poissy, dans les Yvelines, puis celui de Renault à Flins-sur-Seine, dans le même département, où ils ont passé la nuit de mardi à mercredi. Ils sont ensuite allés devant le site PSA de Sept-Fons (Allier) où ils ont passé la nuit de mercredi à jeudi.

Les deux constructeurs automobiles sont les principaux donneurs d'ordres de l'usine.

Le gouvernement qui avait dit vouloir faire de ce dossier "une priorité" s'est impliqué à de nombreuses reprises pour répondre aux exigences du repreneur.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a précisé que pour l’ensemble des salariés non repris, une cellule de reclassement serait mise en place et que des moyens spécifiques seraient disponibles pour accompagner leur projet professionnel.

"La reprise de l’activité ainsi que la mobilisation des salariés de GM&S doivent permettre de gagner en compétitivité, d’obtenir de nouvelles commandes et donc d’espérer, à terme, de nouvelles embauches", peut-on lire dans le communiqué.

COMITE DE SUIVI

Le ministre ajoute qu'un comité de suivi sera installé d’ici la fin du mois pour surveiller la mise en œuvre des investissements soutenus par les constructeurs.

Bruno Le Maire avait demandé à PSA et Renault d'augmenter leurs commandes dans les années à venir et de participer à un investissement de 10 millions d'euros pour moderniser l'usine. L'Etat abondera ce fonds à hauteur de 5 millions d'euros, pour un total de 15 millions.

Les salariés espèrent que l'offre se bonifiera dans les jours à venir. Ils réclament en particulier des indemnités supra-légales financées par le repreneur et les constructeurs. Pour l'instant, aucune indemnité de ce genre n'est à l'ordre du jour. A défaut, ils préviennent qu'une reprise "pérenne" de leur usine ne sera pas garantie.

"Ce n'est pas fini", a dit à Reuters Yann Augras, délégué syndical CGT. "On va faire le maximum pour que le nombre de salariés repris augmente, autrement ces familles vont se retrouver dans la misère."

La région Nouvelle-Aquitaine salue la décision du juge qui garantit, selon elle, la "pérennité d'une activité industrielle de sous-traitance automobile en France dans le département de la Creuse".

Elle dit qu'elle lancera aussi un programme d'accompagnement à la reconversion du territoire pour les salariés et précise que les élus resteront "vigilants" et "attentifs au respect des engagements pris par chacun".

(Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2017 Thomson Reuters


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