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Marché : Fiat Chrysler discute d'un partenariat technologique avec Hyundai

Marché : Fiat Chrysler discute d'un partenariat technologique avec HyundaiMarché : Fiat Chrysler discute d'un partenariat technologique avec Hyundai

par Agnieszka Flak

ARESE, Italie (Reuters) - Fiat Chrysler Automobiles discute d'un partenariat technologique avec le sud-coréen Hyundai mais les deux constructeurs automobiles ne négocient pas une fusion, a déclaré Sergio Marchionne.

FCA fait régulièrement l'objet de rumeurs de fusion, notamment depuis sa tentative avortée d'alliance avec General Motors en 2015. Son cours de Bourse a atteint des records en août en raison d'un intérêt prêté à des groupes chinois et à Hyundai pour un mariage avec le constructeur italo-américain.

"Nous achetons déjà des composants à (Hyundai) (...) voyons si nous pouvons nous entendre sur d'autres points, particulièrement dans le développement de systèmes de transmission et dans l'hydrogène", a déclaré samedi Sergio Marchionne à la presse, ajoutant qu'il n'avait "rien à annoncer pour le moment".

Prié de dire si cette collaboration pourrait déboucher sur un mariage, l'administrateur délégué de Fiat Chrysler a répondu: "Je ne le crois pas."

Sergio Marchionne, dont le mandat expire en avril 2019, travaille sur un nouveau plan stratégique jusqu'en 2022. Il a déclaré que ce plan devrait être présenté au deuxième trimestre 2018.

Dans le cadre de ce plan et de la volonté de FCA de simplifier son portefeuille d'activités, le constructeur se prépare à se séparer de deux de ses trois activités dans les équipements automobiles.

LES SCISSIONS DE MAGNETI MARELLI ET COMAU ATTENDUES EN 2018

Sergio Marchionne a précisé que les scissions de Magneti Marelli, qui fabrique des phares, des éléments de moteurs, des composants électroniques, des suspensions ou encore des pots d'échappement, et du fabricant de machines outils Comau seraient deux opérations distinctes, "particulièrement étant donné le potentiel de développement de Comau dans l'intelligence artificielle et la robotique".

"Que cela prenne la forme d'une scission ou d'une distribution aux actionnaires, ou si nous allons récupérer de l'argent dans le cadre de cette procédure, tout doit faire l'objet de discussions avec le conseil d'administration, nous n'avons pas encore tranché", a dit Sergio Marchionne.

Fiat Chrysler envisage une cotation en Bourse de l'une de ces deux activités comme il l'a déjà fait avec d'autres filiales scindées par le passé, à l'image du fabricant de tracteurs CNH Industrial ou du constructeur de voitures de sport Ferrari, tous deux cotés à la fois à Milan et à New York.

Sergio Marchionne a exprimé l'espoir de faire aboutir ces deux scissions d'ici fin 2018, une échéance qui correspond aussi à celle que le constructeur s'est fixée pour dégager une trésorerie positive.

FCA exclut en revanche pour l'instant de se séparer des activités de fonderie de Teksid et il ne scindera pas les marques Alfa Romeo et Maserati avant "de nombreuses années", a poursuivi l'administrateur délégué du groupe.

Interrogé au sujet d'éventuelles amendes pour les émissions polluantes des véhicules diesel du groupe, Sergio Marchionne a dit ne pas croire en l'existence de la moindre base juridique aux récentes accusations formulées par les autorités françaises.

Il a ajouté que les discussions avec les autorités américaines se poursuivaient qu'"il y aura un coût mais ce sera quelque chose de gérable".

(Bertrand Boucey pour le service français)

Copyright © 2017 Thomson Reuters


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