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Marché : Des salariés de BASF à Taïwan soupçonnés d'espionnage

mardi 8 janvier 2019 à 12h10
Marché : Des salariés de BASF à Taïwan soupçonnés d'espionnage

TAIPEH/FRANCFORT (Reuters) - Les autorités taïwanaises enquêtent sur six actuels et anciens salariés de la filiale locale de BASF soupçonnés d'avoir divulgué des informations confidentielles à une société chinoise concurrente.

Lu Sung Hao, directeur du Bureau taïwanais des enquêtes criminelles, basé à Taipeh, a déclaré lundi à Reuters que cinq employés avaient été arrêtés et qu'un autre avait été libéré sous caution par un tribunal. L'accusation n'a déposé aucune plainte contre eux.

Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte d'inquiétudes de dirigeants d'entreprises et de responsables politiques dans le monde entier qui soupçonnent la Chine de se livrer à de l'espionnage industriel.

Dans un communiqué, le Bureau indique qu'un cadre supérieur est soupçonné d'avoir dérobé des procédés de fabrication électroniques, des technologies et d'autres secrets commerciaux, de les avoir divulgués et vendus à un concurrent en Chine à un prix élevé.

La société chinoise Jiangyin Jianghua Microelectronics Materials a été identifiée comme en étant le bénéficiaire. Selon Lu Sung Hao, elle a offert 40 millions de yuans (5,1 millions d'euros) à d'actuels et anciens salariés en contrepartie du transfert des technologies nécessaires à la construction d'une usine en Chine.

Les salariés en question ont reçu plusieurs versements pour un montant total de 40 millions de dollars taïwanais (1,30 million de dollars US) vers fin 2018 sur deux comptes bancaires, précise-t-il.

Sollicité par Reuters, Jianghua Micro dit n'avoir reçu aucune notification officielle en lien avec cette enquête.

"La société n'a jamais utilisé de dollars taïwanais, de renminbis, de dollars américains ni aucune autre monnaie pour payer des données", ajoute le groupe chinois dans un courriel signé par le secrétariat de son conseil d'administration. "Les salariés de la société respectent strictement la législation du travail et des contrats de la Chine."

BASF a indiqué pour sa part qu'une seule des personnes concernées par l'enquête était encore salarié. Son contrat a cependant été suspendu.

Le groupe chimique allemand et le Bureau ont tous deux refusé de donner une estimation du montant du préjudice.

(Tom Sims à Francfort et Yi-Mou Lee à Taipei, additional reporting by Jessica Macy Yu à Taipeh et Brenda Goh à Shanghaï; Claude Chendjou pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

Copyright © 2019 Thomson Reuters

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