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Le retour en bourse de gm majoritairement en amérique du nord

jeudi 23 septembre 2010 à 08h51
Le retour en bourse de gm majoritairement en amérique du nord

par Soyoung Kim et Clare Baldwin

NEW YORK (Reuters) - General Motors placera auprès d'investisseurs nord-américains la majeure partie des titres mis en vente à l'occasion de son retour en Bourse, avec un prix suffisamment bas pour attirer les particuliers, a-t-on appris de cinq sources proches du dossier.

Environ 80% des actions ordinaires mises en vente dans le cadre de l'IPO et plus de 90% des titres préférentiels devraient être souscrits par des investisseurs nord-américains, ont déclaré ces sources, qui ont requis l'anonymat car les préparatifs de l'opération restent confidentiels.

Après division du nominal, le prix d'introduction devrait se situer entre 20 et 25 dollars, ont précisé les sources. Cette fourchette serait considérée comme suffisamment basse pour attirer les investisseurs individuels, qui pourraient représenter jusqu'au quart du placement, ont-elles ajouté.

La plupart des entreprises se préparant à entrer en Bourse procèdent à une division du nominal de leur action pour permettre un prix de vente situé entre 10 et 20 dollars, afin de faciliter le placement auprès des particuliers et d'assurer la liquidité du titre.

Avant division du nominal, le prix des actions GM devrait être fixé à 133,78 dollars pour permettre aux contribuables américains de récupérer les 40 milliards de dollars (30 milliards d'euros environ) de fonds publics investis dans des actions ordinaires du groupe, selon une estimation de Neil Barofsky, l'inspecteur général du Tarp (Troubled Asset Relief Program).

Le Tarp est le dispositif de soutien aux secteurs financier et automobile créé par Washington pendant la crise.

Un prix d'introduction autour de 20 dollars impliquerait donc une division par sept du nominal.

GM n'a pas encore arrêté la valorisation globale de l'entreprise, ni la fourchette de prix de l'action, ont dit les sources.

Le constructeur et le Trésor ont à plusieurs reprises refusé de s'exprimer sur le projet d'introduction en Bourse, en arguant des obligations réglementaires.

VERS UNE DÉCOTE DE 20% ?

Dans un communiqué publié vendredi, le Trésor a déclaré que le placement serait ouvert à des investisseurs de toutes origines géographiques tout en mettant l'accent sur l'Amérique du Nord.

Au total, les autorités américaines ont injecté 50 milliards de dollars de fonds publics dans GM après son dépôt de bilan l'an dernier. Le groupe a déjà remboursé 6,7 milliards.

L'Etat fédéral détient aujourd'hui 60,8% du capital, une participation qu'il entend commencer à réduire à l'occasion de l'introduction en Bourse.

Pour assurer au contribuable qu'il récupère sa mise, le groupe automobile devrait être valorisé autour de 67 milliards de dollars, en excluant les 2,1 milliards de dollars d'actions préférentielles également détenues par le Trésor.

La décote traditionnellement appliquée à la valeur intrinsèque des actions en cas d'introduction en Bourse, qui avoisine généralement 10 à 15%, pourrait atteindre 20% dans le cas de GM par rapport au prix d'équilibre retenu par le Trésor, ont dit deux sources à Reuters.

Les décisions en la matière ne seront pas arrêtées avant plusieurs semaines. Mais d'ores et déjà, l'introduction en Bourse de GM s'annonce comme l'une des plus importantes jamais lancées dans le monde avec un montant qui pourrait atteindre 20 milliards de dollars selon certaines estimations, ont dit plusieurs sources.

Pour l'instant, la caisse d'assurance maladie du syndicat United Auto Workers, qui détient 17,5% du capital, et les autorités du Canada et de la province de l'Ontario, qui en possèdent 11,7%, n'ont pas encore décidé s'ils participeraient à l'opération, a précisé mercredi une autre source.

Le Trésor américain a déclaré la semaine dernière qu'il ne s'impliquerait pas directement dans les décisions touchant à l'adjudication des titres, laissant cette responsabilité au syndicat bancaire chargé de l'opération, emmené par Morgan Stanley, JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch et Citi.

Le projet représente en effet aussi un enjeu politique non négligeable pour l'administration Obama à un mois et demi des élections de mi-mandat.

Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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