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Gm ne changera pas le plan de restructuration d'opel

dimanche 8 novembre 2009 à 16h01
Gm ne changera pas le plan de restructuration d'opel

ZURICH (Reuters) - General Motors ne devrait pas modifier les projets d'Opel visant à réduire les coûts de 30%, déclare Bob Lutz, un dirigeant de GM appelé à présider Opel, s'exprimant quelques jours après la décision du constructeur américain de ne pas vendre sa filiale.

"Le plan de restructuration défini à la fin de l'année dernière reste le fondement d'un modèle d'entreprise rentable. Ce plan prévoit une réduction des coûts structuraux de 30%", dit Bob Lutz, dans un entretien publié dimanche par le journal suisse Sonntag.

"Nous allons maintenant minutieusement examiner la situation et proposer des mesures adéquates. Mais il n'y aura pas de vraie modification par rapport aux projets qui ont déjà été discutés", ajoute-t-il.

General Motors a annoncé mardi sa décision de finalement garder Opel, réduisant ainsi à néant des mois de négociations au terme desquelles sa filiale allemande devait être cédée à l'équipementier canadien Magna.

Bob Lutz explique ce revirement à la fois par une amélioration de la santé de GM - qui a été brièvement en situation de dépôt de bilan au printemps dernier - et par une amélioration de la situation économique en Europe.

"Nous sommes tous assez optimistes en ce moment et voyons des signes d'une reprise modérée. Celle-ci pourrait intervenir d'ici la fin de l'année pour ensuite, du moins nous l'espérons, se poursuivre en 2010 et 2011", déclare-t-il.

Il y a deux jours, General Motors a annoncé le départ de Carl-Peter Forster, le responsable de ses activités en Europe, qui devait prendra la tête d'Opel en cas de rachat du constructeur par Magna.

Selon le Sunday Times, ce dernier diriger le constructeur britannique Jaguar Land Rover, désormais propriété de l'indien Tata Motors.

Samedi, un des cinq membres du trust Opel - qui avait été mis sur pied afin de protéger le constructeur du bref passage de General Motors par le régime de faillites - a démissionné en guise de protestation contre ce qu'il a qualifié d'interférences permanentes de la classe politique allemande dans le processus de vente.

Même si elle est susceptible d'être gênante pour Berlin, la décision de Manfred Wennemer est largement symbolique puisque le trust n'a plus à se prononcer sur une éventuelle cession d'Opel.

Nommé au conseil du trust pour représenter les intérêts du gouvernement fédéral, Manfred Wennemer, un ancien dirigeant de l'équipementier Continental, s'est désolidarisé de Berlin en votant contre un rachat d'Opel par Magna, solution qui avait pourtant le soutien appuyé de la chancelière Angela Merkel.

Le trust Opel, composé de représentants de GM et de représentants de pouvoirs publics allemands, détient 65% d'Opel, GM possédant le solde du capital du constructeur.

Emma Thomasson à Zurich, Christiaan Hetzner à Francfort et Victoria Bryan à Londres, version française Benoit Van Overstraeten

Copyright © 2009 Thomson Reuters

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