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Gm annule la vente de saab après le retrait de koenigsegg

mardi 24 novembre 2009 à 19h44
Gm annule la vente de saab après le retrait de koenigsegg

par Kevin Krolicki et David Bailey

DETROIT (Reuters) - L'accord passé par General Motors en vue de vendre Saab au constructeur de voitures de luxe suédois Koenigsegg est désormais caduc à la demande de ce dernier, une décision qui risque de provoquer la fermeture de l'entreprise.

Saab, qui fabrique des voitures dans le sud-ouest de la Suède depuis 1949, emploie 3.400 personnes et plusieurs milliers d'emplois supplémentaires sont menacés parmi les équipementiers qui travaillent avec la marque suédoise.

Le constructeur suédois a estimé ses pertes pour 2008-2009 à six milliards de couronnes (579 millions d'euros).

"Le facteur temps a toujours été primordial dans notre stratégie qui vise à insuffler une nouvelle vie à cette entreprise", explique Koenigsegg dans un communiqué, cinq mois après avoir passé un accord provisoire

Augie Fabela, président de Koenigsegg Group, a expliqué que la décision de Koenigsegg n'était pas motivée par des questions liées au financement de l'opération.

"Tout était en marche, mais ça ne n'avançait pas assez vite", a-t-il déclaré.

L'idée d'une transaction entre GM, le géant américain de l'automobile, et Koenigsegg, constructeur de modèles de sport de grand standing qui a fabriqué 18 véhicules l'année dernière et qui emploie 45 personnes, avait suscité des interrogations lorsque l'information avait commencé à circuler en mai.

Saab a vendu 93.295 véhicules dans le monde en 2008, soit 1,1% des ventes de GM en volume, une baisse de 25% par rapport à 2007.

GM a acheté 50% du constructeur suédois en 1989 lorsque Saab Automobile est devenu une entreprise indépendante.

GM a fait l'acquisition des 50% restants en janvier 2000.

RÉUNION DU CONSEIL DE GM MARDI PROCHAIN

Ce dernier événement est un revers pour GM qui voulait conclure l'affaire d'ici fin décembre avec Koznigsegg, qui avait l'appui du chinois Beijing Automotive Industrial Holding (BAIC).

En septembre, BAIC avait donné son accord pour prendre une participation minoritaire dans Koenigsegg.

Cette opération aurait donné une assise mondiale à BAIC tout en renforçant les comptes de Koenigsegg.

GM, qui est sorti d'une procédure de dépôt de bilan en juillet, cherche à céder des marques afin de recentrer sa stratégie commerciale.

Ce n'est pas la première fois que GM échoue à concrétiser une vente. Il avait convenu de vendre la marque Saturn à Penske Automotive Group mais l'opération a tourné court fin septembre, peu de temps avant le bouclage théorique de la cession.

Le directeur général de GM Fritz Henderson a dit que le constructeur étudierait dans les jours qui viennent les possibilités qui lui restent pour Saab.

"Nous sommes évidemment déçus par cette décision de se retirer de l'achat de Saab", explique-t-il dans un communiqué. "Beaucoup ont oeuvré sans relâche ces derniers mois pour créer un plan viable assurant l'avenir de Saab en vendant la marque et ses intérêts manufacturiers à Koenigsegg Group AB. Compte tenu de ce soudain changement de direction, nous évaluerons la situation dans les jours qui viennent et rendrons compte la semaine suivante".

Le conseil d'administration de GM doit se réunir mardi prochain à Detroit, dans le cadre d'une réunion mensuelle habituelle, mais la question de ce qu'il doit faire concernant Saab va maintenant déterminer l'ordre du jour de cette réunion, a déclaré une source ayant une connaissance directe de la situation.

Elle précise qu'il n'y a pas d'autres prétendants pour la marque suédoise, ce qui signifie que les seules solutions pour GM seraient soit de relancer le processus de vente soit la fermeture de Saab.

Cette dernière option apparait d'autant plus probable que le groupe américain doit se recentrer sur ses quatre marques principales que sont Chevrolet, Cadillac, Buick et GMC, a ajouté cette personne.

En parallèle, la Suède a exclu mardi l'octroi d'aides publiques pour renflouer Saab.

"Il n'est pas possible de maintenir une entreprise à flot par des aides publiques si vous n'avez aucune chance de la rendre compétitive", a déclaré Joran Hagglund, secrétaire d'Etat à l'Industrie.

"Et cet objectif ne peut être atteint que grâce à un propriétaire privé qui connait vraiment les conditions du marché", a-t-il ajouté.

Avec Bernie Woodall and Soyoung Kim, version française Wilfrid Exbrayat et Alexandre Boksenbaum-Granier

Copyright © 2009 Thomson Reuters

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