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En tête à zurich après son point d'activité

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(CercleFinance.com) - En tête du SMI à Zurich, Richemont grimpe de 5,9% à 46,5 euros, à la suite de son point d'activité au terme des cinq premiers mois de son exercice 2011/2012 (soit d'avril à août). Le chiffre d'affaires a augmenté de 29%, soit +35% à taux de changes constants.

Comme à son habitude, le PDG du groupe Johann Rupert s'est montré prudent et a annoncé que les comptes semestriels, attendus le 30 septembre, seront grevés par une perte de changes “significative” liée à la force du franc suisse.

Le groupe de luxe suisse dirigé et contrôlé par Johann Rupert fait état, à changes constants, d'une hausse record de 59% dans la région Asie-Pacifique, où la confiance du consommateur se maintient, d'autant que le réseaux de distribution locaux du groupe ont été étendus.

Elle se compare avec les Amériques (+41%), l'Europe (+22%) ou le Japon (+8%). Les ventes européennes ont été aidées par les dépenses des touristes.

Par canal de distribution, le dynamisme des ventes au détail (+44%), notamment grâce à l'acquisition de Net-a-porter, surclasse celui des ventes de gros (+27%).

Par division enfin, la Joaillerie affiche une hausse de 41%, les Montres de spécialités ont pris 34%, et la marque Montblanc (instruments d'écriture) +15%.

En guise de prévisions, Richemont table sur des ventes et un résultat opérationnels 'significativement supérieurs' sur le 1er semestre que tel n'avait été le cas l'an dernier à pareille époque. Mais en raison de la vigueur du franc suisse depuis le début de l'exercice, le groupe subira aussi une perte de change 'significative'. De surcroît, ce semestre sera aussi désavantagé par rapport au S1 2009/2010, qui avait profité de 101 millions d'euros (Richemont tient sa comptabilité en euros) d'exceptionnels positifs liés à Net-a-porter par définition non récurrents. Le groupe table donc sur un résultat net en ligne avec celui du S1 2009/2010.

Le PDG Johann Rupert a souligné la faiblesse de la visibilité, tant économique qu'en termes de changes. “Tabler sur une poursuite de la tendance actuelle des ventes dans de telles circonstances [économiques et financières] serait peut-être pécher par optimisme”, a-t-il déclaré, en soulignant aussi la vigueur des données comparables, et l'effet de changes qui pèsera sur le groupe dont les sites de fabrication sont souvent basés en Suisse, notamment pour l'horlogerie.

Cela étant, la position nette de trésorerie du groupe se situait en fin de période à 2,6 milliards d'euros, contre 1,9 milliard un an plus tôt.

La publication des comptes semestriels de Richemont, arrêtés au 30 septembre, est attendue le 11 novembre.

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