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Le point sur les publications semestrielles des géants américains de la tech

samedi 27 juillet 2019 à 12h00
Le point sur les publications semestrielles des GAFAM

(BFM Bourse) - Parmi les GAFAM, seul Apple n'a pas encore dévoilé ses résultats semestriels. Les quatre autres -Alphabet (maison-mère de Google), Amazon, Facebook et Microsoft- ont rencontré des fortunes diverses au cours des six premiers mois de 2019.

Alors que les résultats financiers d'Apple sont attendus mardi prochain -le fabricant d'iPhones présentera à cette occasion les comptes du troisième trimestre de son exercice décalé- c'est Microsoft qui a lancé le bal jeudi dernier avant d'être suivi par Alphabet, Amazon puis Facebook cette semaine. Et les géants américains ont dévoilé des résultats contrastés. Récapitulatif, dans l'ordre de la présentation des résultats.

Le cloud devient la première source de revenus de Microsoft

Le groupe fondé par Bill Gates -actuellement à nouveau la plus grosse capitalisation boursière mondiale (1.070 milliards de dollars)- a fait part jeudi 18 juillet après Bourse de résultats supérieurs aux attentes ainsi qu'aux prévisions des analystes pour son année fiscale écoulée. En un an, Microsoft a enregistré un chiffre d'affaires de 125 milliards de dollars, en hausse de 14% par rapport à son année fiscale 2017-2018. Son bénéfice net frôle lui les 40 milliards de dollars. Sur le seul quatrième trimestre (clos le 30 juin), le géant de l'informatique a généré un chiffre d'affaires de 33,72 milliards (+12%) pour un bénéfice net de 13,19 milliards de dollars (+48,7% sur un an).

Les résultats ont notamment été portés par la division "intelligent cloud" de Microsoft, qui a connu une nouvelle forte progression (+19%), avec un chiffre d'affaires qui s'est établi à 11,4 milliards de dollars au dernier trimestre, soit environ le tiers de l'activité de la firme. Les ventes de cette division dépassent pour la première fois celles de l'activité historique de logiciels de productivité de Microsoft, portée par la suite Office 365, qui a enregistré une croissance de 14,3% à 11,05 milliards sur le dernier trimestre. Au lendemain de cette publication trimestrielle de bonne facture, le titre Microsoft bouclait la séance du vendredi à l'équilibre.

Le respect de la vie privée coûte de plus en plus cher à Facebook

Le réseau social a présenté des compteurs largement dans le vert pour le deuxième trimestre 2019, à l'exception du bénéfice net, affecté par l'amende record de 5 milliards de dollars infligée par les autorités fédérales américaines (FTC) pour clore une enquête du gouvernement sur la protection des données personnelles. Malgré cette lourde amende, Facebook est parvenu à dépasser les attentes du marché avec un chiffre d'affaires en hausse de 28% à 16,9 milliards de dollars lors du deuxième trimestre clos au 30 juin, quand le consensus anticipait 16,5 milliards.

Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a en revanche reculé à 2,62 milliards de dollars (91 cents pas action) contre 5,11 milliards de dollars (1,74 dollar par action) un an plus tôt. Facebook a également fait état d'un nombre d'utilisateurs quotidiens dans le monde pour Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp, stable (2,1 milliards) par rapport au trimestre précédent. Et les craintes concernant ce ralentissement de la croissance du nombre d’utilisateurs, ainsi que les coûts associés à la nécessaire amélioration de la protection des données de ses utilisateurs a provoqué jeudi un repli de 1,9% du titre du groupe dirigé par Mark Zuckerberg.

Amazon déçoit

Le groupe de Seattle a publié jeudi des résultats inférieurs aux attentes pour le compte de son deuxième trimestre et annoncé prévoir un tassement de son résultat sur le trimestre en cours en raison de ses investissements massifs, notamment pour réduire ses délais de livraison. L'action a cédé 1,3% à Wall Street jeudi dans le sillage de sa publication trimestrielle contrastée. Car si le chiffre d'affaires du groupe dirigé par Jeff Bezos est ressorti à 63,40 milliards de dollars, nettement au-dessus du consensus de 62,48 milliards, le bénéfice net (et celui par action) sont inférieurs au consensus, respectivement à 2,6 milliards de dollars et 5,22 dollars, contre 2,8 milliards de dollars et 5,57 dollars par action attendus par les analystes.

L'investissement consenti par Amazon pour offrir à ses abonnés nord-américains une livraison en 24 heures lui aura coûté cher (800 millions de dollars sur le seul 2e trimestre), mais "ce coût à court terme sera payant sur le long terme" estime Charlie O'Shea, analyste chez Moody's. Amazon, dont le programme de fidélité baptisé "Prime" compte plus de 100 millions d'abonnés, investit massivement pour rester devant des concurrents comme Walmart.

Encore une fois, c'est la division Amazon Web Services (cloud) qui a tiré les résultats du groupe avec une croissance de 37%, à 8,4 milliards de dollars. Sur la période avril-juin, le revenu de la place de marché (où des vendeurs tiers proposent leurs produits, moyennant une commission à Amazon) a pour sa part augmenté de 23% à 12 milliards de dollars.

Google imperméable à la pression des régulateurs

La pression croissante des autorités pour réguler les géants d'internet ne semble pas affecter la santé financière d'Alphabet, la maison mère de Google, qui a publié jeudi un bénéfice net de près de 10 milliards de dollars au deuxième trimestre, dépassant largement les attentes du marché. Alphabet a par exemple dégagé un chiffre d'affaires de 38,9 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse de près de 20% sur un an. Le géant de Moutain View a par ailleurs autorisé le rachat d'actions à hauteur de 25 milliards de dollars, une opération bien accueillie par les investisseurs puisque le titre Alphabet bondissait de plus de 10% vendredi en séance à Wall Street. À eux seuls, les revenus publicitaires de Google ont représenté 32,6 milliards de dollars, en hausse de 14% sur un an. Et d'après la société d'études de marché eMarketer, le moteur de recherche du groupe capte 31% des parts de marché de la publicité numérique.

Une position dominante qui attire de plus en plus l'attention des autorités. Sur le Vieux Continent, la Commission européenne a déjà sévi et infligé à Google trois lourdes amendes pour abus de position dominante (pour plus de 8 milliards d'euros au total). Aux États-Unis, la Federal Trade Commission a lancé une vaste enquête sur les géants comme Google et les risques que ces monopoles peuvent poser pour les consommateurs. "Rien de nouveau pour nous", a néanmoins nuancé le PDG de Google Sundar Pichai.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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