Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

Au sein du CAC 40, 3 dirigeants sur 4 ont vu leur rémunération diminuer l'an dernier

lundi 14 juin 2021 à 16h27
Cadre dirigeant illustration

(BFM Bourse) - La baisse amorcée en 2019 de la rémunération des dirigeants exécutifs du CAC 40 s'est accentuée l'an dernier, selon le baromètre annuel de Galea, à commencer par une diminution du variable.

Sur fond de crise sanitaire, la rémunération globale des dirigeants du CAC 40 a reculé l'an dernier, accentuant un mouvement déjà perceptible en 2019, selon l'étude annuelle "Baromètre Rémunération globale et Avantages Sociaux du CAC 40" réalisée par la société d’actuariat et de data science Galea. Dans une majorité de cas, la partie fixe elle-même se trouve diminuée.

Cette année, 30 groupes du CAC 40 ont communiqué sur une baisse de rémunération (contre 22 début 2020) pour l’un de leurs dirigeants. Au global, plus de 60 dirigeants -l'étude portant sur les rémunérations de 85 dirigeants mandataires sociaux au total, ce qui va donc au-delà du seul poste de PDG- ont vu leur rémunération réduite en 2020. Dans 57% des cas étudiés, la baisse s'applique à la partie fixe, voire à la partie fixe et à la partie variable à la fois. Elle ne touche que la partie variable dans 29% des cas.

Galea fait le lien entre cette tendance à la baisse et les politiques RSE de ces groupes. Dans plusieurs cas, les sommes économisées sont affectées à des fonds de solidarité luttant contre la Covid-19 ou à d’autres dispositifs en lien avec la crise.

Les rémunérations fixes s’étalent en 2020 de 100.000 euros à 2,8 millions d'euros. Plus de la moitié des dirigeants ont perçu une rémunération fixe comprise entre 500.000 et 1 million d'euros. 18% d’entre eux n’ont été gratifiés d’aucune rémunération variable (à l'inverse le plus généreusement doté a perçu quelque 5,7 millions d'euros de rémunération variable en 2020).

Du fait de la baisse des rémunérations, les ratios d'équité (mesurant le rapport entre le niveau de rémunération de chaque dirigeant et les rémunérations moyenne et médiane des salariés à temps plein de la société, et dont la publication est obligatoire depuis la Loi Pacte en 2019) se sont mécaniquement compressés.

35,7% de ces ratios sont compris entre 0 et 20, ce qui signifie que plus d’un tiers des dirigeants a une rémunération jusqu’à 20 fois la rémunération moyenne des salariés à temps plein des sociétés dans lesquelles ils dirigent.

Plus d’un tiers des dirigeants ont tout de même perçu une rémunération supérieure à 20 fois la rémunération moyenne des salariés à temps plein des sociétés qu’ils dirigent. Et 6% des dirigeants ont perçu une rémunération supérieure à 60 fois la rémunération moyenne des salariés (contre 10% en 2019).

"Les critères de rémunération variable ont sensiblement bougé. À côté des critères financiers et quantifiables, des critères qualitatifs prennent une part de plus en plus significative pour évaluer et rétribuer la performance des dirigeants. Il s’agit d’objectifs de RSE - en particulier la santé et la sécurité des collaborateurs -, de ressources humaines (politique de diversité, éthique, gestion et développement des talents…), de satisfaction clients ou encore d’innovation. Souvent, un critère de gestion de la crise et de l’après-crise a été ajouté dans les critères 2020", observe Maud Vannier-Moreau, associée de Galea, qui a conduit l’étude.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+318.90 % vs +33.02 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat