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Nicolas Chéron : Société Générale et BNP Paribas sous résistances clés

Nicolas ChéronNicolas Chéron
Nicolas Chéron

Stratégiste chez CMC Markets Diplômé de l'EDHEC Lille, Nicolas Chéron a travaillé pour des courtiers et gérants de portefeuille en tant que stratégiste court et moyen terme, sur actions, forex et matières premières. Co-responsable de l'équipe de recherche chez Zonebourse pendant deux ans, il a ensuite rejoint les …Lire la suite

(Tradingsat.com) - Société Générale et BNP Paribas sous résistances clés

Selon Standard & Poor’s, les bénéfices des banques américaines pourraient augmenter en 2017 à conditions que ces établissements ne « trébuchent » ni sur le ralentissement de la Chine, ni sur un durcissement du Brexit ou une divergence entre les politiques monétaires ou un regain de volatilité. Autant dire que la probabilité d’un « accident » sur l’un de ces sujets semble forte, raison pour laquelle, la hausse (si hausse il y a) pourrait ne pas se faire en ligne droite…scénario qui fait sens lorsque nous constatons que les principales bancaires américaines ont gagné 20% pour Wells Fargo et 34,6% pour Goldman Sachs depuis le jour de l’élection de Donald Trump, le 9 novembre dernier, une respiration n’aurait donc rien d’illégitime.

Concernant les bancaires françaises, le secteur a été le moteur de la hausse des actions européennes après le Brexit mais cette dernière pourrait s’essouffler alors que des résistances majeures viennent d’être testées, et ce, après des rallyes dantesques. Société Générale par exemple, a vu son cours passer de 25 à 49,3€ entre le 24 juin 2016 et le 3 janvier dernier, soit une hausse de 97% en quasi ligne droite. BNP Paribas, plus solide dans la baisse, a quant à elle gagné 78% sur la même période et retrouve ainsi des niveaux travaillés en 2008, avant l’accélération baissière engendrée par la crise des subprimes.

Concernant Société Générale, UBS a abaissé sa recommandation d'Achat à Vendre sur Société Générale et relevé son objectif de 38 euros à 45 euros. Le bureau d'études explique que le cours implique un coût des fonds propres de 8,5%, le plus faible parmi les banques françaises. Ce qu'il juge immérité. L’analyste ajoute que ses estimations de bénéfice par action pour 2017 et 2018 sont inférieures d'environ 10% au consensus. Suite à cette annonce, les cours ont reflué sous leurs plus hauts annuels, attirant ainsi notre attention.

Évolution du CFD sur Société Générale – Données hebdomadaires

Source : CMC Markets, Plateforme Next Generation au 09/01/2017. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Graphiquement, en données hebdomadaires (graphique ci-dessus), les cours sont inscrits dans une tendance haussière mais plusieurs bémols apparaissent. D’une part, le titre Société Générale reste neutre à long terme évoluant entre 25 et 49€ depuis octobre 2012 soit plus de 4 ans, et il vient d’échouer à dépasser la borne haute. D’autre part, les indicateurs sont surachetés et les vendeurs ont démontré leur présence au-dessus des 47,5€ au vue de la mèche haute visible sur le chandelier de la semaine passée. En d’autres termes, sous les plus bas de décembre à 45,5/46€ une consolidation des cours en direction des 43,6€ (soit un retracement de 23,6% de toute la hausse) pourrait intervenir. À la hausse, à contrario, seule une rupture des plus hauts annuels serait un signal fort donné au marché, qui ouvrirait potentiellement la voie aux 53€ plus hauts de 2009 et 2011.

Évolution du CFD sur BNP Paribas – Données mensuelles

Source : CMC Markets, Plateforme Next Generation au 09/01/2017. Performances nettes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Concernant BNP Paribas, le constat est le même et la configuration presque similaire. Les cours sont haussiers en données journalières et hebdomadaires mais ils plafonnent sous les 60/62€, plus hauts travaillés en 2009, 2010, 2014, 2015, 2016 et 2017. Autant dire qu’il s’agit ici d’un pivot long terme, au-dessus duquel un potentiel pourrait se déclencher vers les 64,7€ soit 61,8% de retracement de toute la baisse initiée en 2007, voire des 70€ testés à de nombreuses reprises en 2008 et résistance graphique très clairement établie. Mais si les acheteurs n’arrivaient pas à passer en force à court terme, un retour sur les 56,3€ ancienne résistance devenue support, prendrait tout son sens.

Par Nicolas Chéron, Stratégiste pour CMC Markets

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