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Ab inbev : En hausse malgré une OPA à 100 milliards

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(CercleFinance.com) - La fusion de deux géants de la bière semble ravir les actionnaires des deux parties : alors que SABMiller va recommander la dernière offre formulée par AB InBev, soit une opération à plus de 100 milliards de dollars, le premier des deux titres prend 9,1% à la Bourse de Londres, à 39,5 livres. Mais à Bruxelles, le titre de l'acquéreur, AB InBev, est lui aussi bien orienté (+ 1,8% à 100,1 euros) dans des marchés en baisse, les opérateurs pariant sur les copieuses synergies issues de ce méga-rapprochement.

En effet, SABMiller et AB InBev ont conclu un accord de principe sur une OPA recommandée que le second lancerait sur le premier. Le prix, soit 44 livres par action SABMiller, valorise la cible 68 milliards de livres, soit 92 milliards d'euros ou 104 milliards de dollars.

SABMiller, qui se définissait lui-même comme 'le joyau de la couronne du monde de la bière', peut être content : le prix proposé présente une prime de 50% environ sur la valeur de l'action avant que ne circulent les premières rumeurs, soit le 14 septembre dernier.

L'offre optionnelle mixte en titres et en cash est principalement destinée à l'américain Altria et au colombien BevCo, qui à deux détiennent environ 41% de SABMiller : équivalent au total à 39,03 livres par action SABMiller, elle comprend 0,48 action spéciale non cotée (pour l'instant) AB InBev plus 3,77 livres par titre. Soit une prime de 33% environ sur le cours du 14 septembre. Cette offre à option couvre d'ailleurs 41% du capital de SABMiller.

AB InBev semble sûr de son coup : le protocole signé comprend, en cas d'échec de l'opération, une clause permettant à SABMiller de recevoir une indemnité de trois milliards de dollars.

Ce matin, les analystes de Bryan Garnier célèbrent AB InBev : 'avec cette opération, AB InBev met la main sur des volumes bien orientés dans les marchés émergents, mais il va aussi pouvoir améliorer l'efficacité de son modèle économique (par les synergies issues de la fusion, ndlr).' Bryan Garnier estime d'ailleurs lesdites synergies à trois milliards de dollars, 'soit 18% du chiffre d'affaires ainsi acquis'.

Certes, à court terme, AB InBev évoque le chiffre de 1,5 milliard, ce qui constitue très certainement, de l'avis des spécialistes, une estimation basse. 'Après tout, (AB InBev) n'aurait rien à gagner à annoncer des bouleversements pour les salariés et les autorités politiques en mettant en avant des réductions de coûts massives', ajoute la note de recherche.

Chez Nomura, on estime que l'opération sera relutive de 14,3% à compter de la troisième année après sa réalisation. Nomura chiffre les synergies à deux milliards de dollars sur trois ans.

Quid des autorisations réglementaires ? Selon Bryan Garnier, AB InBev devrait mettre quatre mois pour venir à bout de ce tortueux processus, conformément à ce qui s'était passé lors du rachat d''AB' par InBev. 'Les annonces des autorités de régulation de la concurrence constitueront autant de catalyseurs majeurs', conclut Bryan Garnier.

Etant donné la masse colossale des deux groupes, Nomura s'attend à des cessions concentrées sur les Etats-Unis (pour 10,2 milliards de dollars) et la Chine (pour 2,3 milliards).



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