(CercleFinance.com) - Et de 13 ! Le Nasdaq-100 inscrit une 13ème clôture positive consécutive, par le plus petit écart concevable (+0,03%, le 'Composite' s'est effrité symétriquement de -0,03%) mais 'le défi technologique' consistant à triompher en toutes circonstances des 'forces de rappel' (consolidation) au moyen de puissants logiciels de trading s'avère un plein succès.
L'étroitesse relative de l'échantillon (100 valeurs et non 500 comme pour le 'S&P') facilite le travail des programmeurs... se pose ensuite la question de l'intérêt de la manoeuvre. La satisfaction est probalement double: il y a d'abord la 'prouesse' (on peut s'étonner qu'aussi peu d'observateurs la saluent en tant que telle, et pourtant, cela suppose des 'réglages' d'une grande précision et une 'qualité d'exécution' qui force l'admiration), il y a ensuite l'écrasement de la volatilité, laquelle se traduit par un indice 'VIX' qui reflue vers les 17,5% et rejoint ses planchers annuels de la séance du lundi 11 janvier.
Cela signifie la victoire totale des 'vendeurs de valeur temps': ceux qui ont au contraire misé sur des achats d'options (call ou put) fin décembre ou mi-janvier ont tout perdu en 2 ou 3 mois jour pour jour (qu'ils aient joué la hausse ou la baisse): le marché globalement n'est allé 'nulle part' dans l'intervalle. La journée des '4 sorcières' (elle marquera la fin du trimestre sur les 'dérivés') qui se profile vendredi prochain devrait consacrer la déroute complète de tous ceux qui ont privilégié un scénario haussier ou qui redoutaient symétriquement une consolidation.
Face à ces enjeux, 'l'actualité du jour' constitue un simple 'bruit de fond': le recul de la confiance des ménages (l'indice du Michigan chute de -1 point à 72,5 contre 73,6 mi-février) a été compensé par la hausse de 0,3% des ventes de détail aux Etats Unis au mois de février (+0,8% hors auto... alors que le consensus tablait sur une stagnation).
Wall Street clôture donc stable en clôture, le Dow Jones a pris 0,1% à 10.624,7 points, tandis que le Standard & Poor's 500 termine inchangé à 1.150 après avoir inscrit un nouveau record annuel à 1.153,4Pts.
Il est difficile d'identifier une 'thématique d'investissement' ou une 'rotation sectorielle' (même si les valeurs bancaires ont bénéficié de rumeurs d'OA ou d'OPE aux Etats Unis): les cours montent mais le 'mouvement perpétuel à la hausse' actuel n'est toujours soutenu par aucun afflux de liquidités (l'activité a été anémique vendredi).
Du côté des devises, la journée a été beaucoup plus animée: la probabilité d'un plan de soutien à la Grèce fait grimper l'Euro vers 1,3750$ et le repli symétrique du Dollar ne parvient pas doper durablement le pétrole qui a rechuté de -1,2% à 81,2$ après avoir retracé en milieu d'après-midi son zénith annuel des 83$.
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