(CercleFinance.com) - Wall Street a effacé au cours de la dernière heure ses pertes initiales, sauf le Nasdaq qui recule de 0,25%, plombé par géant Google (-2,8% à 563,2$) qui devrait selon toute vraisemblance stopper ses activités en Chine (certains journalistes financiers estiment cet arrêt certain à 99%). Le Nasdaq-100 recule de -0,23% et n'alignera pas une 14ème séance de hausse consécutive... mais peu importe, le 'S&P-500' qui grappille +0,04% après un repli de -0,02% vendredi (et le Dow Jones qui affiche 0,15% après +0,12% le 12 mars) entretiennent le 'trend haussier', même si les volumes sont qualifiés de 'ridicules' ou d'inexistants par les traders.
Globalement, depuis la publication des chiffres de l'emploi le vendredi 5 mars, Wall Street ne 'va nulle part': la supposée 'absence d'inspiration' des investisseurs est une explication bien futile car le véritable enjeu reste l'écrasement de la volatilité en prévision de la séance des '4 sorcières' de vendredi, les 'plus malins' ayant vendu de la 'valeur temps' il y a un mois, lorsque le 'VIX' affichait un score de 30 alors qu'il en a terminé à 18, c'est à dire à proximité du plancher annuel du 10 janvier dernier. L'autre explication serait le gel des initiatives des investisseurs à 48H du communiqué de la FED... dans l'hypothèse d'un éventuel suspens concernant un durcissement de la politique monétaire qui sera dévoilée mercredi soir. Mais la plupart des intervenants savent bien que la teneur du message de la FED est déjà connu -pratiquement à la virgule près- par les 'initiés', sachant que Ben Bernanke ne lirait pas une ligne qui soit susceptible de 'fâcher' la poignée de très gros intermédiaires qui font la pluie et le beau temps à Wall Street (et qui participent chaque mois au placement des milliards d'émissions de bons du Trésor mis aux enchères par la FED).
L'actualité du jour sert tout juste de 'toile de fond' ou d'illustration sonore pour un film dont la trame et le dénouement final sont parfaitement scénarisés. Wall Street aurait dû accuser le coup (mais n'en a rien été) après la publication de l'indice conjoncturel de la NAHB/Wells Fargo (association des constructeurs de maisons individuelles aux USA). Le baromètre d'activité chute de -2Pts au mois de mars (de 17 vers 15) et l'indice des promesses plonge de 12 vers 10 pour atteindre son plus bas niveaux depuis un an, c'est à dire le mois de mars 2009 de sinistre mémoire et son score plancher historique de 9.
Dans les 3 heures qui ont suivi, le 'S&P' a repris +0,6%... c'est un paradoxe évident et qui ne s'explique guère par la hausse symbolique de la production industrielle (+0,1% en février) aux Etats-Unis ou le recul modéré de l'indice 'Empire State' (il se contracte mais 'moins que prévu' à 22,9, contre 24,9 en février, suggérant ainsi un léger ralentissement de l'expansion du secteur manufacturier à New York).
Parmi les valeurs les plus actives du jour, Caterpillar a fléchi de -1,5% à 59,47 et Exxon Mobil cédait -0,8%... ce qui était largement compensé par la hausse de 1,5% de General Electric, les +1,1% de Pfizer puis surtout l'envolée de +2,8% de Wal-Mart grâce au relèvement de recommandation à 'achat' de la part des analystes de Citigroup.
Du côté des parapétrolières, Consolidated Energy plongeait de -10,1% suite à l'annonce du rachat de Dominion Resources pour 3,47Mds$.
La principale annonce du jour concernait Calvin Klein (+9,75%) qui s'empare de son concurrent Tommy Hilfiger pour 3Mds$ (après le rachat de DKNY et Timberland en 2002): le fonds d'investissement britannique Apax Partners qui avait racheté le fabriquant de sportswear en perte de vitesse pour 1,6Mds$ en 2005 double pratiquement la mise.
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