PARIS (Reuters) - Symbole de la fragilité du relatif apaisement qu'a apporté la baisse des taux concertée opérée notamment par la Fed et la BCE mercredi, les Bourses européennes s'inscrivent jeudi en nette baisse en clôture, alors qu'elles étaient en hausse durant la matinée.
Elles se sont alignées sur le retournement baissier opéré par Wall Street dans la matinée et la Bourse de Paris a ainsi clôturé à son plus bas niveau depuis la fin novembre 2003, le CAC 40 perdant 1,55%, soit 15,64% depuis le début de la semaine.
Comme à Wall Street cette réorientation baissière a été le fait des banques mais aussi des pétrolières, affectées par le recul du brut, et des "utilities".
Attestant de la fragilité du marché, Berlin a annoncé que l'introduction en Bourse de l'opérateur ferroviaire Deutsche Bahn , prévue ce mois-ci, serait reportée.
Dexia, qui avait gagné au-delà de 20% en séance, bénéficiant des garanties nouvelles accordées par la France, la Belgique et le Luxembourg termine finalement en recul de 2,9%.
Son homologue britannique a encore plus souffert et finit la journée sur un recul de plus de 13%.
Aux pétrolières, Royal Dutch Shell perd 3,2% et Total 3,2%.
GDF Suez a chuté de plus de 13%, affecté par le fait que le ministre de l'Energie belge projette un plafonnement des prix de l'électricité qui pèserait sur les résultats de la filiale Electrabel.
LVMH (-1,4%) a annoncé après la clôture un chiffre d'affaires sur neuf mois et une croissance organique conformes au consensus. Le groupe de luxe a confirmé sa prévision d'une croissance sensible de ses résultats en 2008.
Parmi les valeurs gagnantes, on trouve ArcelorMittal avec un gain de 9,11%, conséquence de la confirmation de ses objectifs en dépit de la crise.
Wilfrid Exbrayat
Copyright (C) 2007-2008 Reuters