par Yann Le Guernigou
PARIS (Reuters) - Les banques françaises s'apprêtent à publier des résultats trimestriels en nette baisse du fait de nouvelles dépréciations liées à la crise des marchés du crédit et de l'environnement peu favorable pour les activités de banque d'investissement.
Mais les analystes interrogés par Reuters notent qu'aucune d'entre elles n'a éprouvé le besoin d'avancer la publication de ses comptes pour annoncer des mauvaises nouvelles et anticipent dans l'ensemble une bonne résistance des autres métiers, notamment de la banque de détail en France.
Ils prévoient que seule Natixis sera dans le rouge, la filiale des Banques populaires et des Caisses d'épargne payant ainsi le prix de sa petite taille et du poids relativement important (plus de 40%) de ses activités de banque de financement et d'investissement (BFI).
Et ils font valoir que, à l'inverse de plusieurs de leurs concurrentes étrangères, leur base de fonds propres permettra d'absorber les nouvelles dépréciations attendues.
"Les banques françaises sont suffisamment solides financièrement pour affronter les risques connus aujourd'hui", a écrit ainsi CA Cheuvreux dans une étude récente.
Lehman Brothers pense de même et estime que leurs perspectives sont favorables malgré la crise, les comptes du premier trimest²
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