PARIS (Reuters) - Le "malus" écologique qui frappe les voitures censément les plus polluantes sera payé non plus seulement à l'achat mais tous les ans, déclare le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo dans le Parisien.
Il confirme ainsi la réforme d'un dispositif-phare du "Grenelle de l'environnement" entré en vigueur en janvier et qui prévoit actuellement l'octroi de primes de 200 à 1.000 euros pour l'achat de véhicules émettant moins de CO2 et à l'inverse des contributions de 200 à 2.600 euros pour les plus pollueurs.
"Nous donnons un coup d'accélérateur, nous allons amplifier le bonus-malus. Le malus des véhicules extrêmement polluant sera payé non plus simplement à l'achat mais tous les ans", dit le ministre. Il ne précise pas le montant qu'il faudra payer.
Le gouvernement a fait le constat ces dernières semaines que le dispositif coûtait cher à des finances publiques déjà en difficulté, environ 200 millions d'euros cette année.
Par ailleurs, le principe du bonus-malus va aussi être étendu avant la fin de l'année à 20 grandes familles de produits de consommation courante, dit Jean-Louis Borloo.
"Ce sera une révolution. Il faut arriver à imposer le juste prix écologique", dit-il.
Thierry Lévêque, édité par Jean-Stéphane Brosse
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