MILAN (Reuters) - Selon Silvio Berlusconi, Eni, Benetton et Mediobanca sont intéressés par une contre-offre sur Alitalia, écrit La Stampa.
"Le consortium italien existe. Les noms sont variés (...) De (l'investisseur) Ligresti au (holding) Benetton. Il y a bien sûr également (la banque d'affaires) Mediobanca et beaucoup d'autres, comme (le pétrolier) Eni", déclare le leader de l'opposition, en tête dans les sondages pour les législatives d'avril.
L'ancien président du Conseil avait laissé entendre la semaine dernière qu'une contre-offre italienne était envisageable pour faire pièce à Air France-KLM qui poursuit des discussions exclusives avec Alitalia en vue de reprendre la participation de l'Etat italien dans la compagnie aérienne.
Eni et Benetton se sont refusé à tout commentaire. Mediobanca a dit qu'elle n'avait pas l'intention de participer à une contre-offre sur Alitalia. Une porte-parole de l'homme d'affaires italien Salvatore Ligresti s'est abstenu de tout commentaire.
D'autres organes de la presse italienne écrivent que Berlusconi a reçu des manifestations d'intérêt de la part de tierces parties mais sans les nommer.
Berlusconi a déjà fait savoir qu'il s'opposerait à une reprise d'Alitalia par Air France-KLM s'il redevenait président du Conseil. Le gouvernement sortant de centre-gauche de Romano Prodi a donné son accord à un rapprochement entre les deux compagnies aériennes.
"Je pensais que les discussions dans lesquelles le gouvernement est impliqué déboucheraient sur une fusion avec Air France (...) Je pensais qu'un pôle franco-italien serait créé. Mais ceci, c'est une acquisition, voilà tout, et je suis contre", dit encore Berlusconi dans La Stampa. "Alitalia est un sujet important et les sondages illustrent cela".
Air One, concurrente plus petite d'Alitalia, avait vu sa propre offre rejetée par le gouvernement sortant. Mais elle a dit qu'elle était prête à en formuler une nouvelle, moyennant un délai de trois à quatre semaines pour consulter les comptes.
Le projet d'Air France-KLM s'est d'abord attiré l'hostilité des syndicats puis un certain apaisement s'est s'installé car il semble que la compagnie aérienne franco-néerlandaise serait disposée à faire de nouvelles propositions en matière de réduction d'effectifs, tout en acceptant de prolonger les négociations au-delà d'une date-butoir qui avait été fixée au 31 mars.
Le conseil d'administration d'Alitalia a fait savoir mercredi qu'il se prononcerait prochainement sur une éventuelle extension des négociations avec les syndicats.
L'action Alitalia est réservée à la hausse en Bourse de Milan, avec une hausse indicative de 12,5% environ à 0,65 euro.
Marie-Louise Gumuchian et Gilles Castonguay, version française Wilfrid Exbrayat Le journal italien La Stampa indique que selon Silvio Berlusconi, Eni, Benetton et Mediobanca sont intéressés par une contre-offre sur Alitalia. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro Garofalo
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