(Cercle Finance) - Affichant un gain de 5,5% à 10,07E, le titre Coil continue de figurer en tête du palmarès des plus fortes hausses du compartiment A de l'Eurolist.
La mise en route en début d'exercice 2005 d'une cinquième ligne de production en Allemagne avait permis à Coil de renouer avec une croissance significative au premier semestre. Mais la mauvaise orientation conjoncturelle de certains marchés clés et les retards liés à des opérations de maintenance ont pesé sur l'activité du deuxième semestre. Après une hausse de 11,9% de son chiffre d'affaires sur les six premiers mois de l'exercice 2005, Coil a enregistré une baisse de 8% de ses ventes en deuxième partie d'année.
Les travaux de rénovation d'une des lignes de production en Belgique ont nécessité sa fermeture pendant deux mois, conduisant à une baisse de 15,4% des facturations au troisième trimestre. Ce retard n'a pu être rattrapé au quatrième trimestre, qui n'a pas donné lieu au redémarrage escompté (-2%). Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, le chiffre d'affaires du leader du traitement de l'aluminium laminé par anodisation en continu s'établit donc en légère hausse de 2,2% à 18,3 millions d'euros.
Parallèlement, la montée en puissance des frais et amortissements du nouveau site de production en Allemagne s'est traduite par un relèvement du point mort du groupe. Compte tenu de la faiblesse de l'activité du deuxième semestre, les résultats 2005 qui viennent d'être publiés traduisent logiquement une nette détérioration de la rentabilité. Le résultat d'exploitation est donc une perte de 902 KE, contre un bénéfice de 1,345 million d'euros en 2004. Le résultat net s'établit en perte de 2,263 millions d'euros, sous l'effet notable d'un résultat financier (-1,361 million d'euros) alourdi par le financement de la cinquième ligne de production.
Pour autant, si les résultats 2005, que les dirigeants de Coil qualifient de 'non significatifs', sont certainement à oublier, 2006 s'annonce sous de bien meilleures auspices pour plusieurs raisons.
D'après les indications fournies par le management de Coil, le premier trimestre 2006 est marqué par un très net rebond de la demande qui se traduit par un carnet de commandes en très forte augmentation. Devant l'importance de la demande industrielle, les grands laminoirs cherchent en effet à commander plus longtemps à l'avance, conférant à Coil une bien meilleur visibilité sur ses perspectives qu'en 2005. Parallèlement, Coil profite d'une augmentation très importante des prix de l'aluminium qui poursuivent sur leur lancée de 2005. Par ailleurs, les comptes du groupe ne subiront plus cette année l'impact des phases de test et de rodage de la ligne 5 qui ont fait bondir les frais variables en 2005. Enfin, les surcharges liées à la forte augmentation du prix des matières premières (énergie et produits chimiques) ont été intégrées dans les prix de vente début 2006.
Dans ce contexte, Coil table sur croissance à deux chiffres de son activité cette année et sur le retour à la rentabilité. Compte tenu d'une structure de coûts essentiellement fixe, Coil devrait bénéficier de la montée en puissance de sa nouvelle ligne de production. Coil pourrait aussi plus ou moins rapidement bénéficier de sa stratégie de développement à l'international, aux Etats Unis en particulier, où la création d'une filiale est envisagée. En mettant des stocks de produits anodisés à disposition des grands laminoirs clients, Coil contribuera en effet à la promotion de l'aluminium anodisé après des distributeurs outre-Atlantique.
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