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Vivendi : Vivendi reste muet sur ses orientations stratégiques

Vivendi reste muet sur ses orientations stratégiquesVivendi reste muet sur ses orientations stratégiques

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Vivendi a fait savoir lundi qu'il ne ferait pas d'annonce à l'issue de la réunion qui a eu lieu ce week-end sur ses orientations stratégiques dans un contexte de forte baisse du titre en Bourse.

"Vivendi communiquera en temps utile sur ses projets et sur les nécessaires évolutions du groupe", indique le conglomérat de télécoms et de divertissement dans un communiqué laconique.

Ce séminaire, qui a réuni pendant deux jours la direction du groupe à Paris, a lieu tous les ans depuis plusieurs années. Mais il revêt cette fois-ci une importance particulière compte tenu des turbulences affrontées par Vivendi.

Avant même la réunion, le groupe avait prévenu à plusieurs reprises qu'aucune annonce majeure n'était à attendre à l'issue du séminaire.

Les attentes du marché sont pourtant fortes face aux nombreux défis auxquels est confronté le groupe, et tout d'abord les difficultés de sa filiale SFR - qui représente près de 40% du résultat opérationnel de Vivendi - ébranlée par l'arrivée de Free sur le marché français du mobile en début d'année.

Observateurs et analystes s'interrogent également sur la pertinence d'une structure qui réunit des activités de médias et de télécoms sans synergies fortes entre elles.

Plombé par une décote de conglomérat et par les perspectives incertaines de son principal pourvoyeur de liquidités SFR, le titre Vivendi a reculé à des plus bas de neuf ans au printemps avant de se redresser à la faveur de spéculations sur une possible recomposition de son portefeuille d'activités.

Vivendi a lui-même ouvert la boîte de Pandore dans une lettre aux actionnaires du 27 mars dans laquelle le président du directoire Jean-Bernard Lévy et le président du conseil de surveillance Jean-René Fourtou disaient vouloir examiner tous les sujets "sans tabou", y compris le périmètre.

Plusieurs sources ont dit à Reuters que Vivendi avait engagé une réflexion sur sa stratégie et que des banques d'investissement préparaient des propositions de cession ou de restructuration. (voir )

Le groupe prépare par ailleurs une vaste réorganisation de l'opérateur SFR qu'il devrait annoncer prochainement et dont les syndicats craignent qu'elle ne débouche sur des suppressions d'emplois. et

RISQUE DE DÉCEPTION

En Bourse à 11h00, l'action Vivendi reculait de 2% à 13,725 euros alors que le CAC 40 cédait 1,38%. Depuis le début de l'année, elle abandonne 16%, à comparer à des reculs de 1,8% et 7,6% respectivement des indices sectoriels européens des médias et des télécoms.

"Il y avait une sorte d'attente de la part de certains investisseurs quant à une possible annonce de cession d'activité suite à ce séminaire. Nous n'avons jamais pensé que ce serait le cas", explique Conor O'Shea, analyste à Kepler Capital Markets, qui est à "conserver" sur le titre.

"Je crois que la politique en interne, c'est qu'ils restent ouverts sur le sujet. Si quelqu'un arrive de l'extérieur pour leur proposer un très bon prix pour certains actifs, bien sûr ils vont le considérer. Comme ce n'est pas le cas pour l'instant, il n'y a rien à annoncer", ajoute-t-il.

L'analyste souligne par ailleurs que le groupe n'aurait pas intérêt à dévoiler trop tôt ses intentions concernant d'éventuelles ventes d'actifs, au risque de voir leur prix baisser.

Parmi les hypothèses les plus fréquemment évoquées figurent la vente de la participation de 61% de Vivendi dans l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard, coté aux Etats-Unis, la cession de l'opérateur brésilien à forte croissance GVT, ou encore la vente de l'opérateur marocain Maroc Télécom.

Les analystes d'UBS préviennent que l'absence d'annonces sur ce front pourrait décevoir des investisseurs qui ont racheté des actions Vivendi dans l'anticipation de ce possible catalyseur pour le titre.

"Le management est sous une pression importante de réagir à la baisse du cours de Bourse, qui pourrait augmenter quand Bolloré obtiendra ses 5%", souligne pour sa part Conor O'Shea.

L'entrepreneur devrait monter à hauteur de 5% du capital de Vivendi lors du bouclage de la vente à Vivendi de ses chaînes de la TNT Direct 8 et Direct Star, attendu pour la rentrée.

Gwénaëlle Barzic, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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