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Vivendi : Vivendi confirme ses prévisions, prudent pour le 2e semestre

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par Gwénaelle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Vivendi a confirmé mercredi ses prévisions pour 2011 tout en se montrant prudent pour le deuxième semestre face au possible impact sur les consommateurs des turbulences qui ont agité les marchés au cours de l'été.

Le groupe de télécoms et de divertissement a publié mercredi des résultats conformes aux attentes pour les six premiers mois de l'année mais sa filiale SFR a souffert de fortes pressions concurrentielles qui ont pesé sur ses recrutements d'abonnés et sur sa rentabilité.

Vivendi a bouclé en juin le rachat à 100% du deuxième opérateur français, important pourvoyeur de liquidités, augmentant du même coup son exposition au marché mature des télécoms au moment où la concurrence devrait s'intensifier avec l'arrivée de Free Mobile.

"Le groupe est maintenant dans le périmètre que nous visions avec 100% de SFR, avec des relais de croissance qui compensent la relative atonie des économies dans des pays comme la zone euro", a déclaré le président du directoire Jean-Bernard Lévy lors d'une conférence téléphonique.

Il s'est montré prudent concernant l'évolution de la conjoncture lors de la deuxième partie de l'année face à la dégringolade des Bourses au coeur de l'été et aux plans de rigueur mis en oeuvre dans certains pays.

"Je ne suis pas sans inquiétude sur des effets psychologiques sur les consommateurs de tout ce que les consommateurs entendent autour d'eux dans la sphère financière", a-t-il dit, tout en précisant que le groupe n'avait pas "d'indications négatives" à ce stade.

Le groupe a confirmé sa prévision d'un résultat net ajusté supérieur à trois milliards d'euros pour 2011 et réaffirmé son intention d'augmenter le montant du dividende.

PAS DE DISCUSSION AVEC LAGARDÈRE SUR CANAL+

En début de séance, le titre gagne 4,1% à 16,8450 euros. Depuis le début de l'année, il affiche une baisse de 16,7% alors que l'indice paneuropéen des médias a perdu 15,8% et celui des télécoms 10,7% dans le même temps.

"Les plus optimistes vont probablement mettre en avant le fait que l'action se situe à son niveau le plus bas depuis plusieurs années et que la prévision annuelle a été confirmée", commentent les analystes d'UBS dans une note, qui s'inquiètent pour leur part de la dégradation de la tendance pour SFR.

"L'action monte parce que les attentes étaient plutôt faibles et les résultats sont rassurants", explique de son côté Thomas Singlehurst, de Citi. "Il y avait pas mal de craintes sur l'avenir du marché français des télécoms qui se reflètent déjà dans le cours de l'action, qui est à un plus bas de 8 ans".

Au premier semestre, Vivendi a dégagé un Ebita de 3,36 milliards d'euros, en hausse de 4,6% à changes constants et des ventes de 14,25 milliards, en progression de 2,4%.

Le résultat net ajusté a bondi de 20,2% à 1,83 milliard mais ce bond s'explique pour moitié par l'impact fiscal favorable de l'opération de rachat des 100% de SFR.

Le marché tablait en moyenne sur un chiffre d'affaires de 14,24 milliards d'euros, un Ebita de 3,31 milliards et un résultat net ajusté de 1,73 milliard, d'après les estimations de sept analystes.

Vivendi a notamment profité des ventes solides enregistrées par l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard qui a revu en hausse ses prévisions annuelles.

L'opérateur fixe GVT a également relevé sa prévision de croissance pour 2011 à près de 40% contre une fourchette comprise entre 35 et 40% précédemment, fort d'un solide premier semestre.

SFR, en revanche, a vu ses niveaux de recrutements d'abonnés divisés par plus de moitié dans le mobile et dans le fixe, par rapport au premier semestre de 2010, peinant pour l'instant à cueillir les fruits de la refonte récente de ses offres mobiles.

Son Ebitda dans le mobile a reculé de 8,8%, un chiffre dans la fourchette communiquée par le groupe pour l'ensemble de 2011.

Interrogé sur le projet d'introduction en Bourse des 20% que Lagardère détient dans Canal+ France, pour l'instant au point mort, Jean-Bernard Lévy a répondu que la balle était dans le camp des dirigeants du groupe de médias.

"Des conversations très préliminaires ont eu lieu. Elles ont montré à l'époque un écart tout à fait considérable entre la vision des uns et la vision des autres", a-t-il dit. "Je ne crois pas que le moment est venu aujourd'hui de reprendre ces conversations et je peux vous assurer qu'il n'y en a pas eu depuis maintenant plusieurs trimestres".

Avec Marie Mawad, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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