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Vivendi : Le marché ne digère pas la vente par Vivendi de sa part dans SFR

Le marché ne digère pas la vente par Vivendi de sa part dans SFRLe marché ne digère pas la vente par Vivendi de sa part dans SFR

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Vivendi connaît lundi sa pire séance de Bourse depuis trois ans, les investisseurs restant interloqués par la vente de sa part résiduelle dans SFR à un prix jugé décevant tandis que l'amélioration de la redistribution prévue pour les actionnaires laisse le marché sur sa faim.

A 12h20, l'action Vivendi cède 4,88% à 20,75 euros, après avoir abandonné jusqu'à 6,85%, enregistrant sa plus mauvaise performance depuis mars 2012.

Le groupe de médias a annoncé vendredi qu'il acceptait l'offre mise sur la table par le magnat des télécoms Patrick Drahi pour ses 20% dans l'opérateur Numericable-SFR, prenant de court nombre d'analystes qui s'attendaient à un refus au vu du prix - 40 euros par action - jugé peu attractif.

Interpellés à plusieurs reprises sur les motivations de cet accord lors d'une conférence avec des analystes, les dirigeants de Vivendi ont mis en avant vendredi la prime de 20% offerte par Patrick Drahi par rapport à la vente initiale des 80% de SFR conclue fin novembre. Ils ont aussi évoqué la faible liquidité du titre, autant d'arguments qui n'ont que partiellement convaincu.

"Même si nous avons quelque sympathie pour cet argument de la liquidité, une décote de 29% par rapport au cours de clôture de vendredi ajouté à l'abandon d'une clause d'intéressement porte le total à 31%, ce qui en fait une décote de liquidité très élevée", expliquent les analystes de Barclays dans une note.

"Nous pensons que la direction a laissé de l'argent sur la table."

Le marché se montre également déçu par le montant du retour prévu pour les actionnaires, pourtant revu à la hausse, estimant que le groupe piloté par Vincent Bolloré aurait pu se montrer davantage généreux au vu du trésor de guerre amassé après sa rafale de cessions.

NUMERICABLE-SFR SURFE SUR L'ESPOIR D'UNE CONSOLIDATION

Ils s'étonnent en particulier du plafond maximum fixé à 20 euros par titre pour le programme de rachat d'actions de 2,7 milliards d'euros annoncé vendredi.

"Nous nous demandons pourquoi Vivendi a prévu cette disposition qui entame ce qui aurait pu être un catalyseur majeur pour le titre", estiment les analystes de Liberum, rappelant que la trésorerie nette du groupe atteignait 4,6 milliards fin 2014, sans compter les cessions à venir de ses 20% dans Numericable-SFR et de GVT.

Bien qu'incomprise par une partie du marché, la sortie définitive de SFR permet à Vivendi de se délester rapidement d'une participation minoritaire qui lui était peu utile dans un contexte d'incertitudes sur l'avenir de Numericable-SFR, dans un paysage des télécoms particulièrement mouvant, estime une source au fait du dossier.

"Tout le monde a les yeux de Chimène pour Patrick Drahi mais il a une montagne de dette à rembourser et une montagne de synergies à mettre en oeuvre", souligne cette source.

Si le marché fait le pari d'un probable rachat de Bouygues Telecom par Numericable-SFR, il pourrait être contrecarré par un mariage certes moins attendu mais toujours possible entre la filiale en difficulté de Bouygues et Iliad, le groupe de Xavier Niel, ajoute cette source.

Les spéculations sur la recomposition du marché des télécoms continuent pour l'instant de soutenir l'action Numericable-SFR, qui gagne encore 6,3% à 58,88 euros lundi après un article du Journal du Dimanche évoquant une offre de 7,5 milliards d'euros sur Bouygues Telecom, que sa maison mère Bouygues aurait refusée.

"Nous pensons que Numericable a de la marge pour proposer une offre allant jusqu'à 8,5 milliards d'euros avec une partie payée en titres (...)", souligne un trader en poste à Paris, qui évoque une recomposition positive pour l'ensemble des acteurs du secteur.

(Avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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