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Vivendi : Canal+ négocie un partenariat avec tvn en pologne

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VARSOVIE/PARIS, 27 OCTOBRE - Canal+ pourrait sensiblement accroître sa présence en Pologne, après avoir été choisie par le polonais TVN pour engager des négociations exclusives en vue d'une alliance.

Avec cette annonce, la chaîne cryptée filiale de Vivendi, qui contrôle déjà en Pologne le numéro deux de la télévision payante, Cyfra+, prend donc l'avantage sur le géant Time Warner, pourtant donné favori au début de la compétition.

Les deux parties ont publié jeudi de brefs communiqués évoquant un projet de "partenariat stratégique", sans fournir d'autres précisions.

Selon des personnes au fait du dossier, le prix ainsi que les modalités du partenariat font toujours l'objet de discussions.

"Les deux parties travaillent dur pour parvenir à un accord d'ici la fin de l'année. Davantage de précisions seront communiquées lorsque cela sera possible", a déclaré Wojciech Kostrzewa, le président d'ITI Group, qui a mis en vente en juillet sa participation de 56% dans TVN.

La participation d'ITI dans TVN, dont la capitalisation boursière globale représente 1,6 milliard de dollars, est estimée entre 800 millions et un milliard de dollars (entre 571 et 713 millions d'euros).

En s'alliant avec le premier groupe de télévision privé en Pologne en terme d'audience, Canal+ pourrait accroître sa présence sur l'un des marchés les plus dynamiques en Europe dans le secteur des médias.

TVN exploite la troisième chaîne de télévision payante du pays, "n", ainsi que des chaînes gratuites et le premier portail internet polonais, Onet.pl.

Le numéro un de la télévision payante en France pourrait toutefois se contenter d'une partie seulement des activités du groupe de médias polonais, disent des analystes.

"Soit Vivendi souhaite renforcer son activité avec des contenus TV forts ou alors ils veulent racheter la télévision payante de TVN pour la rapprocher de leur propre unité", explique Piotr Janik, analyste à KBC Securities.

"Toute la question est de savoir quelle est la partie qui les intéresse le plus, car s'il s'agit seulement de la télévision payante, alors Time Warner serait un bon partenaire pour acquérir la partie télévision", ajoute-t-il, en faisant référence aux chaînes gratuites de TVN.

INTÉRÊT STRATÉGIQUE

Des sources ont précédemment déclaré à Reuters qu'un démantèlement de TVN pourrait être envisagé, Time Warner lorgnant plutôt les chaînes gratuites du polonais tandis que Vivendi se concentrerait sur sa chaîne à péage en vue de doper Cyfra+.

Le directeur général délégué de TVN, Lukasz Wejchert, qui dirige également les activités web, serait de son côté tenté par un rachat de la partie internet.

A la mi-journée, l'action du groupe de médias polonais était en retrait par rapport au reste du marché, cédant 0,13%. Vivendi de son côté gagnait 5,72% à 16,92 euros alors que le CAC 40 avançait de 6,3% dans le même temps.

Selon plusieurs analystes, l'enjeu pour le groupe de télécoms et de divertissement va consister à trouver des synergies avec sa propre chaîne payante Cyfra+ sans avoir à débourser des montants trop importants, afin notamment de préserver sa notation de crédit.

Le marché de la télévision payante polonais étant fragmenté, une consolidation par le biais d'un rapprochement entre Cyfra+ et "n", respectivement numéro deux et numéro trois du secteur, pourrait s'avérer pertinente, estime Charles Bedouelle, analyste médias à BNP Paribas, dans une note.

D'autres analystes font également valoir qu'un rapprochement d'actifs entre les deux partenaires pourrait éviter à Vivendi d'avoir à financer intégralement l'opération en cash.

"Dans l'ensemble, nous estimons que TVN pourrait potentiellement être une opération intelligente qui apporte des synergies conséquentes avec une sortie de cash limitée", estime Polo Tang, analyste à UBS, dans une note.

Alors qu'il pourrait accentuer sa percée en Pologne, Vivendi s'est en revanche retiré de la compétition pour la maison de disque britannique EMI, a déclaré ce jeudi à Reuters une source au fait du dossier.

Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud à Paris avec Adrian Krajewski et Agnieszka Barteczko en Pologne, édité par Marc Angrand

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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