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Vinci : La SNCF s'attend à un environnement compliqué en 2016

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SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - La SNCF, qui a enregistré une perte nette de 12,2 milliards d'euros en 2015 sous l'effet d'une dépréciation de ses actifs, s'attend à un environnement compliqué en 2016 face à une concurrence et un risque terroriste toujours forts, a déclaré vendredi son président.

La valeur comptable des actifs de la compagnie ferroviaire a été revue à la baisse, avec une dépréciation de 9,6 milliards d'euros du réseau ferré, de 2,2 milliards d'euros des rames TGV, et de 450 millions d'euros pour Gares et Connexions, la filiale chargée des gares.

En 2015, le chiffre d'affaires du groupe s'est élevé à 31,4 milliards d'euros, en progression de 5% en un an, et le résultat net avant dépréciations à 377 millions d'euros.

"L'environnement va continuer en 2016 à être très difficile", a dit le président du directoire du groupe, Guillaume Pepy, lors d'une conférence de presse à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). "Nos clients ont le choix, c'est tant mieux, mais la concurrence s'intensifie".

"La croissance reste modeste en Europe, sans doute de l'ordre de 2% pour la sixième année consécutive. On a un ralentissement dans beaucoup de zones comme la Chine, l'Amérique du Sud", a-t-il ajouté. "Et puis le risque terroriste a fait que la France, qui est la première destination touristique, rencontre toujours des difficultés en ce début 2016".

La groupe public est confronté depuis plusieurs années à la montée en puissance du low-cost aérien et du co-voiturage qui rognent des parts du marché français.

"PAS DE CRISE DE GOUVERNANCE"

Fragilisée par cette concurrence, l'entreprise a également subi en 2015 le contre-coup des attentats qui se sont traduits par une baisse du nombre de touristes en France.

Face à la menace terroriste et après l'attentat déjoué dans le Thalys en août, elle a mis en place des portiques de sécurité et des caissons scanners pour les bagages sur les quais du Thalys à Paris et Lille, à destination de l'Europe du Nord, pour un coût de 5,5 millions d'euros.

Dans ce contexte financier fragilisé, le groupe se veut rassurant en soulignant que la dépréciation d'actifs ne remettait pas en cause ses ambitions en matière de d'amélioration du réseau ou la qualité des services.

"Ça n'aura aucune conséquence sur nos actions 2016, c'est une opération purement comptable qui n'a pas beaucoup de portée réelle", a souligné Jacques Rapoport, PDG démissionnaire de SNCF Réseau. "Nous avons effectivement en matière de financement des problèmes à traiter mais nous sommes bien convaincus qu'ils le seront à travers les contrats de performance."

Guillaume Pepy a mis en avant des résultats globaux en 2015 "plutôt encourageants" et des trafics de fret ferroviaire en hausse de 3% "pour la première fois depuis huit ans".

Quant à sa gamme low-cost "Oui" (Ouigo, Ouibus, Ouicar) lancée l'an dernier, a-t-il ajouté, "c'est 4,8 millions de voyages en 2015, ce sera 9,5, presque le double, en 2016".

Une partie de la dépréciation des actifs de la SNCF est due à l'ouverture de la nouvelle ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux prévue pour 2017 et qui est d'ores et déjà annoncée comme déficitaire.

La SNCF et le concessionnaire Lisea, qui réunit notamment Vinci et la Caisse des dépôts, s’opposent depuis de longs mois sur la fréquence des TGV devant emprunter la future ligne Sud Europe Atlantique (SEA). Engagé en 2012, le projet bénéfice d’un financement public-privé de 7,8 milliards d’euros et doit mettre Paris à deux heures de Bordeaux, soit un gain de plus d’une heure sur le trajet actuel.

Jacques Rapoport, qui a annoncé en février son départ du groupe pour des raisons personnelles, a démenti toute crise de gouvernance, assurant que l'équipe de direction travaillait "en parfaite harmonie".

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

Copyright © 2016 Thomson Reuters

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