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Veolia environ. : Transdev en voie de reprendre en main la SNCM

Transdev en voie de reprendre en main la SNCMTransdev en voie de reprendre en main la SNCM

par Jean-François Rosnoblet

EILLE (Reuters) - La direction de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) n'a pas été reconduite lundi lors du conseil de surveillance de la compagnie maritime en difficulté, ouvrant la voie à une reprise en main par l'actionnaire majoritaire Transdev.

Les six administrateurs de Transdev, co-entreprise entre la Caisse des dépôts et Veolia, avec 66% du capital, ont voté contre la reconduction du président du directoire, Marc Dufour, dont le mandat arrive à son terme à la fin du mois.

Transdev a déclaré dans un communiqué qu'elle ferait "connaître rapidement le nom du remplaçant qu'elle proposera" au conseil de surveillance prévu le 28 mai prochain.

"Nous souhaitons permettre à la SNCM de se construire un avenir, qui ne soit ni la liquidation, ni la fuite en avant. Nous allons donc désormais pouvoir travailler sereinement dans l'intérêt de la compagnie, de ses salariés et de ses clients", a déclaré Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev.

L'entreprise annonce vouloir "engager un travail avec l'ensemble des parties prenantes afin de construire un projet industriel reposant sur un diagnostic réaliste de la situation économique et juridique de la compagnie".

"En l'état actuel de sa trésorerie, et compte tenu des prévisions qui ont été communiquées, la question n’est pas de placer la SNCM en redressement judiciaire, mais de réunir l’ensemble des conditions qui lui permettront d’assurer son avenir", ajoute le communiqué de Transdev.

FIN DU BRAS DE FER

La décision de lundi met fin à un bras de fer entre l'actionnaire privé d'une part, la direction de la SNCM, les élus locaux et les syndicats d'autre part sur l'avenir de la société qui assure les dessertes entre la Corse et le continent.

Les quatre représentants des actionnaires salariés (9% du capital) et le président du conseil de surveillance ont voté pour la prolongation du mandat de Marc Dufour. Par leur abstention, les trois administrateurs de l'Etat (25% du capital) ont permis un changement de gouvernance qui avait récemment été refusé à Transdev par la justice.

"Il est normal que l'équipe dirigeante de la société puisse travailler et agir en confiance avec son principal actionnaire, quel qu'il soit", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, qui juge "important de mettre un terme à la quasi paralysie qui menaçait la société".

"Il appartient à l'entreprise de clarifier son projet. L'Etat restera vigilant et attentif à l'élaboration puis à la mise en œuvre résolue, par la nouvelle direction de la SNCM, de cette stratégie de redressement de l'entreprise", a-t-il ajouté dans un communiqué publié après la réunion.

Marc Dufour savait que ses jours étaient comptés.

"Mon départ serait un mauvais signe pour l'avenir de la compagnie. Il va laisser à penser qu'on veut effectivement faire disparaître la SNCM", avait-il dit dans un entretien au journal La Provence publié lundi matin.

440 MILLIONS D'EUROS A REMBOURSER La compagnie maritime doit rembourser aux pouvoirs publics 440 millions d'euros, dont la moitié pour des aides d'Etat versées entre 2007 et 2013 et jugées illicites par la Commission européenne en mai 2013. L'autre moitié concerne des aides liées à la privatisation de l'entreprise en 2006.

Pour l'instant, les contentieux européens compliquent les discussions entre les actionnaires et mettent un frein à une reprise de la compagnie par un investisseur extérieur tel le que le groupe norvégien Siem, qui a exprimé son intérêt mais n'entend pas supporter le passif des remboursement des aides.

"Des recours ont été introduit par l'Etat et la SNCM. Cela prend du temps et l'Etat le sait, il faut donc tenir", soulignait Marc Dufour, parlant d'"éviter un carnage public".

Le plan de restructuration signé en 2013 par les actionnaires prévoit notamment la suppression de 500 emplois sur 2.600 et le renouvellement de la flotte avec l'achat de quatre navires qui grèverait encore les comptes de la compagnie.

La décision de lundi marque sans doute l'abandon d'un plan de restructuration que Transdev et Veolia ont affirmé ne pas vouloir mettre en oeuvre après l'avoir, dans un premier temps, approuvé. Fin février, Antoine Frérot a répété le souhait de Veolia de se désengager de Transdev.

Le syndicat CFE-CGM de l'entreprise avait mis en garde l'Etat contre une décision qui, selon lui, donnera "carte blanche à un actionnaire défaillant et liquidateur", et "un triste exemple de déni de la parole publique en ouvrant la porte au démantèlement rapide de la compagnie."

(Edité par Yves Clarisse)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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