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Veolia environ. : Le groupe norvégien Siem jette l'éponge pour la SNCM

Le groupe norvégien Siem jette l'éponge pour la SNCMLe groupe norvégien Siem jette l'éponge pour la SNCM

OSLO/PARIS (Reuters) - Le groupe norvégien Siem, candidat potentiel à la reprise de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), a annoncé mercredi qu'il renonçait à son projet en raison de l'incertitude dans laquelle se trouve la compagnie maritime.

"C'est un fait que le processus a été très long et peu clair, et avec la situation qui prévaut désormais il vaut probablement mieux annoncer que nous renonçons", a déclaré à Reuters Kristian Siem, fondateur, directeur et président de Siem Industries, le propriétaire de Siem Shipping.

La municipalité UMP de Marseille a aussitôt interpellé François Hollande afin "que tout soit fait dans les prochaines heures pour respecter les engagements pris et faire en sorte que ce retrait ne soit que temporaire".

"Après l'annonce de retrait de l'offre du groupe Siem, l'Etat perd, une nouvelle fois, toute crédibilité dans le dossier de la SNCM", écrit dans un communiqué l'adjoint aux finances, Roland Blum.

Les administrateurs de Transdev, co-entreprise entre la Caisse des dépôts et Veolia, avec 66% du capital, ont voté lundi contre la reconduction du président du directoire, Marc Dufour, dont le mandat arrive à son terme à la fin du mois.

Siem avait entamé des négociations avec Marc Dufour pour la reprise de la SNCM et le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, avait jugé son dossier "crédible".

L'éviction de Marc Dufour a mis fin à un bras de fer entre l'actionnaire privé d'une part, la direction de la SNCM, les élus locaux et les syndicats d'autre part sur l'avenir de la société qui assure les dessertes entre la Corse et le continent.

La compagnie maritime doit rembourser aux pouvoirs publics 440 millions d'euros, dont la moitié pour des aides d'Etat versées entre 2007 et 2013 et jugées illicites par la Commission européenne en mai 2013. L'autre moitié concerne des aides liées à la privatisation de l'entreprise en 2006.

Les contentieux européens compliquent les discussions entre les actionnaires et mettent un frein à une reprise de la compagnie par un investisseur extérieur, le groupe Siem ayant dit qu'il n'entendait pas supporter le passif des aides.

La décision de lundi marque sans doute l'abandon d'un plan de restructuration que Transdev et Veolia ont affirmé ne pas vouloir mettre en oeuvre après l'avoir, dans un premier temps, approuvé. Fin février, Antoine Frérot a répété le souhait de Veolia de se désengager de Transdev.

Le plan signé en 2013 par les actionnaires prévoit notamment la suppression de 500 emplois sur 2.600 et le renouvellement de la flotte avec l'achat de quatre navires qui grèverait encore les comptes de la compagnie.

La reprise en main de la SNCM par Transdev est dénoncée par les syndicats, les politiques et les professionnels locaux, inquiets des conséquences sociales pour la compagnie, mais aussi pour le port de Marseille et la filière maritime française.

(Balazs Koranny, avec Jean-François Rosnoblet, édité par Gérard Bon)

Copyright © 2014 Thomson Reuters


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