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Valneva : Vivalis espère être bénéficiaire autour de 2015

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par Noëlle Mennella et Alice Cannet

PARIS (Reuters) - Vivalis négocie de nouveaux accords de partenariat qui devraient contribuer à son retour à une situation bénéficiaire "autour de 2015", prévoit Franck Grimaud, le président du directoire de la société de biotechnologie.

L'entreprise, qui développe des produits dérivés de cellules souches de canard (EB66) pour produire des vaccins humains et vétérinaires, a déjà conclu 30 licences commerciales avec notamment Sanofi Pasteur, GSK, Merial ou encore Merck.

Dans une interview à Reuters, Franck Grimaud a déclaré que Vivalis menait des négociations dans les domaines humain et vétérinaire avec des groupes pharmaceutiques et d'autres sociétés de biotechnologie, sans donner de précisions.

"On va annoncer, sans doute, que des clients actuels veulent des extensions de licences. Des négociations sont en cours de finalisation. En 2012, notre but est de signer six licences mais il n'est pas du tout exclu qu'on puisse dépasser cet objectif", a-t-il dit.

A ce jour, Vivalis a perçu près de 30 millions d'euros de licences sur sa plateforme EB66 et prévoit d'en percevoir 80 millions supplémentaires, sans compter les nouveaux contrats en perspective, a-t-il ajouté en soulignant que "chaque accord dans l'humain sur l'EB66 rapporte entre neuf et 20 millions de 'milestones'", des paiements échelonnés en fonction des différentes étapes de développement.

Un premier vaccin vétérinaire issu de la technologie de Vivalis devrait être autorisé en 2012 et commercialisé en 2013.

S'appuyant sur cette expertise, le spécialiste japonais des vaccins Kaketsuken, en partenariat avec le Britannique GlaxoSmithKline, vient de commencer un essai destiné à tester l'efficacité d'un vaccin contre la grippe saisonnière.

Franck Grimaud a estimé que le développement du vaccin pourrait être achevé en 2013 et que 40 millions de doses pourraient être produites en 2014, pour une valeur de l'ordre de 400 millions de dollars (320 millions d'euros).

PRAGMATIQUE FACE À UN ÉVENTUEL PRÉDATEUR

La croissance progressive des revenus qui résultera des accords conclus devrait permettre à Vivalis de réaliser un bénéfice récurrent "autour de 2015", espère le président du directoire.

Bénéficiaire en 2008, Vivalis a, depuis, toujours été déficitaire. En 2011, la société a accusé une perte opérationnelle courante de 5,1 millions d'euros (-8,4 millions en 2010) tandis que ses revenus, portés par des éléments exceptionnels non récurrents, ont progressé à 13,2 millions d'euros, contre 8,4 millions un an plus tôt.

Franck Grimaud juge "réaliste" de penser que Vivalis parviendra à redresser ses comptes sans lever des capitaux supplémentaires.

La trésorerie de la société devrait se chiffrer fin 2012 à 16 millions d'euros, contre 30 millions d'euros à la fin de l'année dernière.

Ce niveau est suffisant, explique Franck Grimaud, car le groupe, qui a investi environ huit millions d'euros par an ces trois dernières années, pourra ramener ses investissements annuels entre deux et trois millions d'euros à partir de 2013.

Aux yeux des analystes, le profil attrayant de Vivalis, qui n'a aucune concurrence sur le domaine des cellules souches d'oiseaux, pourrait aiguiser l'appétit d'un prédateur.

Face à cette hypothèse, Franck Grimaud se veut "pragmatique" : "On travaille pour développer un vrai projet industriel autonome, mais si des offres très intéressantes se présentent, on les regardera".

Il souligne aussi que Vivalis dispose de deux actifs stratégiques indépendants - l'EB66 et la production d'anticorps monoclonaux - et que le scénario d'une cession par appartement est également possible.

Créée en 1999, Vivalis a été introduite en Bourse en juin 2007 au prix de 10,51 euros par action. Le titre s'échangeait à 5,15 euros en début de séance jeudi, faisant ressortir une capitalisation boursière de 109 millions d'euros. Il a cédé 6,7% depuis le début de cette année après une chute de 25,14% en 2011.

"On a beaucoup de potentiel car le consensus sur Vivalis est de 10,8 euros", affirme Franck Grimaud.

Basé à Nantes, Vivalis est détenu à hauteur de 50,6% par son fondateur, le groupe Grimaud, co-leader mondial de la sélection génétique aviaire avec l'allemand Aviagen. Son flottant est de 40%.

Noëlle Mennella, édité par Marc Angrand

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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